Relocalisation de 120 000 réfugiés : dépasser les querelles insensées pour enfin faire preuve de responsabilité

22 septembre 2015
Alors que le Conseil extraordinaire Justice et affaires intérieures (JAI) est sur le point d’entamer ses travaux, le pessimisme prévaut. Les ministres se réunissent une fois de plus pour tenter de trouver un accord sur un mécanisme provisoire de relocalisation de 120 000 réfugiés.
Pour la vice-présidente Verts-ALE Ska Keller, rapporteuse du Parlement européen sur la relocalisation des réfugiés:

« Les réticences de certains gouvernements menacent directement l’ensemble de l’UE. La crise des réfugiés est une crise de solidarité néfaste pour la cohésion de tout le continent . Nous exhortons les ministres de l’intérieur à surmonter leurs querelles pour enfin venir en aide aux personnes fuyant la guerre ou la persécution. Les gouvernements européens doivent à présent montrer leur attachement aux valeurs de liberté, de solidarité et de justice fondatrices de l’UE.

Sans adhésion volontaire de leur part, ce conseil sera une nouvelle déclaration de faillite de l’Union européenne. La réforme du système obsolète de Dublin, une politique commune d’accès légal à l’Union et l’aide financière à l’agence onusienne pour les réfugiés (HCR) étant d’autres points nécessitant un traitement urgent et adéquat. »

Eva Joly, membre Verts-ALE de la Commission JAI du Parlement européen, a pour sa part déclaré:

« Nous sommes témoins des conséquences désastreuses de l’incapacité récurrente des États européens à anticiper et à élaborer une véritable politique migratoire. Aujourd’hui nous avons une juxtaposition de 28 politiques nationales avec leurs lots de décisions et de conditions arbitraires et se bornant à promouvoir une militarisation croissante du contrôle des frontières. Résultat : une absence de volonté politique commune qui paralyse complètement l’UE quand elle devrait affronter cette crise unie et solidaire entre États-membres d’une part, envers les réfugiés d’autre part; et des frontières extérieures – en Hongrie – où après avoir utilisé les canons à eau contre des femmes et des enfants, les militaires sont désormais autorisés à tirer sur les migrants.

Après la crise grecque, la crise des réfugiés écorne un peu plus le rêve européen. Il est temps que l’Europe se ressaisisse et montre au niveau de ses dirigeants la même solidarité que celle dont font actuellement preuve ses citoyens.« 

Partager cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*