Rémunérations : les traders ont du souci à se faire

17 mars 2010
Vote en commission Affaires sociales

La Commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement européen a adopté ce matin à la quasi unanimité les avis de MM. Le Hyaric et Christensen, respectivement sur les « questions de déontologie liées à la gestion des entreprises » et sur la « surveillance prudentielle des politiques de rémunération ». Ces deux rapports pour avis s’inscrivent dans la démarche initiée par la Commission européenne suite aux conclusions du G20 de Londres et de Pittsburgh de réforme en profondeur de la réglementation dans le secteur des services financiers et des établissements de crédit.

Les propositions de la Commission Emploi et Affaires sociales représentent des avancées notables sur un certain nombre de points, comme la mise en place de comités des rémunérations indépendants au sein des entreprises de taille importante, qui permettront aux représentants des salariés de participer à l’élaboration des politiques de rémunérations et à l’évaluation de leur viabilité au regard de l’évolution des résultats de l’entreprise mais aussi de la réalisation de ses objectifs en termes de responsabilité sociale et environnementale.

A l’issue du vote de ce matin, Karima Delli, Députée d’Europe écologie et rapporteure fictive pour le Groupe des Verts/ALE a estimé que:

« L’adoption de ces deux rapports est une mauvaise nouvelle pour les spéculateurs et les profiteurs des marchés financiers. Grâce notamment aux amendements déposés par les Verts, des principes éthiques aussi importants que la lutte contre les paradis fiscaux ou l’égalité salariale hommes-femmes ont été inscrits dans le rapport. De même, nous avons obtenu l’inscription du principe selon lequel les bonus doivent être plafonnés, et leur paiement différé dans le temps, ainsi que l’interdiction des bonus garantis, qui ne seraient pas liés à la performance réelle du trader ni aux résultats de l’entreprise. Les traders ont désormais du souci à se faire! »

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Un commentaire

  • Alain dit:
     - 

    … mais je me méfie!

    Il reste un gouffre entre la rémunération du travail et celle de la spéculation. Qu’ils aient du souci, c’est le moins qui ait pu être fait; que l’on prélève réellement sur leurs gains indus, ce serait bien mieux…

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