Commission spéciale Pesticides : neuf mois pour proposer une réforme des agences européennes

6 février 2018

Nous nous félicitons de la création d’une commission spéciale sur la procédure européenne d’autorisation des pesticides dont le glyphosate. Composée de 30 membres et 30 suppléants, son mandat sera de 9 mois. Michèle RIVASI en sera membre titulaire.

Le mandat de la commission spéciale se penchera notamment sur les lacunes potentielles dans l’évaluation scientifique, le rôle joué par la Commission européenne dans le renouvellement de l’autorisation du glyphosate, les éventuels conflits d’intérêts dans la procédure d’autorisation et le rôle des agences européennes.

Le groupe des Verts-ALE a pour sa part désigné Michèle RIVASI et Bart STAES comme membres titulaires. Pour rappel, ceux-ci ont déposé une plainte auprès de la Cour de justice de l’UE pour l’accès aux études utilisées par l’EFSA pour évaluer la dangerosité du glyphosate.

Déclaration de Michèle RIVASI, membre de la Commission santé et environnement :

« Cette commission est le fruit d’une longue bataille que nous avons mené avec la société civile. La crédibilité de nos agences a été gravement atteinte et cette Commission nous permettra des propositions avisées pour corriger les erreurs existantes, améliorer le système d’autorisation et la transparence.

Jusqu’ici la santé financière d’industries a prévalu sur l’intérêt général.

L’un des enjeux sera donc de mettre en place des procédures qui préservent les intérêts à long terme des populations et la biodiversité.  

La durée du mandat, neuf mois, nous impose une obligation de résultat ».

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4 commentaires

  • DAVID dit:
     - 

    neuf mois pour avoir une obligation de résultats face aux industries chimiques c’est un peut court. quels sont les pénalités et moyens de coercitions ?

    • Delegation dit:
       - 

      La Commission PEST (son futur nom) n’a pas vocation à dresser des sanctions contre l’industrie agrochimique, elle vise à faire des propositions pour réformer et améliorer le système d’autorisation des pesticides. Par contre celle-ci n’a malheureusement pas de pouvoirs coercitifs afin de forcer les gens à venir témoigner.