COP24 : des États apathiques incapables de prendre les engagement climatiques indispensables

17 décembre 2018

Après deux semaines de négociations, la 24ème Conférence des Nations-Unies sur le climat s’est achevée à Katowice. Pour Yannick JADOT qui y était, c’est peu dire que si les négociateurs ont sauvé le processus onusien de négociation, C’est loin d’être le cas pour notre climat.

Pour Yannick JADOT, porte-parole sur le climat du groupe Verts/ALE au Parlement européen, présent à Katowice :

« Rien n’aura sorti les États de leur apathie climatique, incapables d’agir à la hauteur de l’alarme scientifique et de la demande que leur adressent les citoyen.ne.s du monde entier.

Cette COP avait pour objectif de déboucher sur des règles concrètes et des engagements politiques sur la meilleure manière de mettre en œuvre l’Accord de Paris et maintenir le réchauffement global largement sous 2 degrés. Mais les gouvernements ont failli et cette COP est une énorme déception.

Il existe un gouffre croissant entre les demandes des citoyens et les analyses des scientifiques d’un côté et, de l’autre, les décisions et l’action climatique des gouvernements.

A Katowice, seuls des progrès techniques ont été réalisés mais les millions de citoyens ne marchent pas pour un mode d’emploi. Ils exigent une protection ambitieuse du climat, les emplois et les entreprises qui l’accompagnent, la résorption des fractures territoriales et sociales qu’elle favorise.

Les États membres de l’Union européenne portent une lourde responsabilité dans la faiblesse du résultat de la COP 24. Après les retraits des États-Unis, l’UE est la seule entité politique qui pouvait faire avancer les négociations. Mais les gouvernements européens n’ont démontré aucune ambition.

L’UE ne peut plus se cacher derrière une vague stratégie de long-terme. Si nous voulons que les négociations avancent, elle doit urgemment décider d’objectifs de moyen terme à la hauteur du défi : arriver à l’Assemblée générale des Nations-Unies prévue en septembre 2019 avec un objectif de 55% de réduction de ses émissions d’ici 2030. »

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