Fonds européen d’aide aux plus démunis : les épiceries sociales méritent aussi d’être sauvées

25 février 2014
Le Parlement européen vient d’adopter l’accord qui entérine le Fonds européen d’aide aux plus démunis pour la période 2014 – 2020. Les parlementaires écologistes se réjouissent que l’aide alimentaire soit finalement sauvée et son budget préservé. Ils regrettent toutefois l’exclusion du financement européen des épiceries sociales.
Pour Karima Delli, eurodéputée EELV :

« La pression exercée par les eurodéputés et les associations pour préserver les aides alimentaires européennes a payé. Non seulement le programme est sauvé, mais son montant a été préservé : 3,5 milliards d’euros seront mis à la disposition des Etats européens pour permettre à des millions de personnes démunies de manger à leur faim. Le Fonds aura une portée plus large que par le passé. En plus de la distribution de nourriture, d’autres mesures pourront être financées pour aider à l’insertion sociale des plus démunis, comme l’accompagnement pour l’accès à un logement décent. »

Pour José Bové, eurodéputé EELV :

« Nous avons réussi à améliorer le Fonds en lui permettant de financer la collecte, le transport, le stockage et la distribution des dons alimentaires. Ainsi, des aliments locaux, parfaitement comestibles, qui auraient été jetés et gâchés, pourront être récupérés et redistribués. En nouant des partenariats avec les producteurs locaux, les aides alimentaires inciteront au développement des circuits courts de production alimentaire, pour une nourriture de meilleure qualité et une préservation accrue de l’environnement. »

Les deux eurodéputés expriment toutefois un regret :

« Malgré nos efforts, les épiceries sociales ont été exclues du financement européen. C’est une grave erreur, car non contentes d’œuvrer contre la stigmatisation des plus pauvres, les épiceries sociales jouent un rôle-clé de soutien aux circuits locaux, en faveur de l’agriculture durable, de la santé, et de l’emploi paysan. Il appartient maintenant au gouvernement français de faire des propositions, au travers notamment du Programme national pour l’aide alimentaire, pour donner aux épiceries sociales le soutien financier qu’elles méritent. »

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