Lactalis / sécurité alimentaire : en finir avec l’impunité et l’opacité !

15 janvier 2018

La crise touchant Lactalis a montré que près de 2000 boîtes de lait contaminé ont été vendues en France malgré trois rappels en décembre. Une procédure judiciaire est ouverte par le pôle de santé publique de Paris qui devra faire la lumière sur ce nouveau scandale sanitaire lié à de lourds dysfonctionnements dans le domaine de la sécurité alimentaire.

Déclaration de Michèle RIVASI :

« Viande de cheval, fipronil et maintenant lait contaminé, les scandales se suivent et il semble que rien de progresse pour protéger les consommateurs.

Cette crise du lait contaminé révèle tout d’abord  des manquements graves dans les agissements du fabricant Lactalis qui n’a pas joué la transparence et n’a pas respecté le règlement européen 178/2002 qui dispose :  » Tout exploitant du secteur alimentaire informe immédiatement les autorités compétentes lorsqu’il considère ou a des raisons de penser qu’une denrée alimentaire qu’il a mise sur le marché peut être préjudiciable à la santé humaine « . Or, des salmonelles avaient été repérées dans l’usine de Craon cet été. On peut également suspecter Lactalis de négligence dans le rappel des lots à la grande distribution pour écouler ses stocks. Sans parler de l' »oubli » de lots dans les premières demandes de rappel. Cette négligence est scandaleuse.

La responsabilité aussi des distributeurs est engagée. Ceux-ci devraient réagir immédiatement dès qu’un retrait de produit est exigée par le blocage des codes barres notamment.

Enfin, il faut revoir la sécurité alimentaire au niveau de l’État qui est garant de la sécurité sanitaire sur son territoire. Les contrôles des industriels doivent être renforcés alors même qu’aujourd’hui les effectifs des inspecteurs vétérinaires diminuent. De même, faut-il renforcer les sanctions en cas de manquements des industriels producteurs et des industriels à leurs obligations. Enfin, l’État devrait s’assurer par un organisme indépendant des retraits effectifs dans les temps des produits défaillants et dangereux.

En matière de santé et d’alimentation, le principe de précaution doit primer sur toute autre considération économique.
Nos vies valent plus que leurs profits ! »

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