Réduction des émissions de CO2 : des premières normes pour les véhicules utilitaires lourds

19 février 2019

Les négociations entre le Conseil, la Commission et le Parlement européen ont abouti sur le règlement sur les « normes d’émission de CO2 pour les véhicules lourds neufs », qui devrait permettre une réduction substantielle des émissions de CO2 des camions et des poids lourds. Réaction de Karima DELLI.

Les camions et les poids lourds devront réduire leurs émissions de CO2 de 15% d’ici 2025 et de 30% d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 2019. Grâce à la pression du Parlement européen, les objectifs à l’horizon 2030 sont désormais juridiquement contraignants. En 2022, la Commission devra également proposer des objectifs pour l’après-2030 conformément à l’accord de Paris.
En outre, le Parlement européen a réussi à introduire un taux de référence de 2% pour les véhicules à zéro et faibles émissions en 2025 afin d’inciter les constructeurs à investir dans des solutions de remplacement des camions diesel polluants.

Karima DELLI, Présidente de la commission Transports du Parlement européen, commente :

« Si nous voulons répondre aux besoins de la planète et préserver notre santé, nous devons réduire considérablement la pollution et le secteur des transports a un rôle crucial à jouer en la matière. Le fait que l’UE agisse pour la première fois en matière de réduction des émissions de CO2 pour les camions est un grand succès. Le règlement va maintenant plus loin que la proposition de la Commission européenne et contribuera à réduire la pollution sur nos routes et à améliorer la qualité de l’air.

Chacun sait que c’est l’innovation qui pourra rendre les camions plus propres et moins polluants. C’est pourquoi sont désormais incluses dans le règlement des incitations à la production de véhicules à faibles émissions et à émissions nulles, afin d’encourager l’industrie automobile à participer au changement grâce aux progrès technologiques.

Hélas ces négociations ont malgré tout montré la résistance de certains gouvernements, qui placent encore les intérêts de leur industrie avant ceux de leur population. L’Allemagne et certains États membres d’Europe centrale, en particulier, ont bloqué des objectifs plus ambitieux. Ils oublient que des moteurs plus propres peuvent non seulement contribuer à un climat plus propre mais aussi créer des emplois à durables. Les États membres de l’UE doivent mettre un frein à leur soutien au moteur à combustion et encourager plutôt le développement de solutions alternatives plus écologiques qui, au final, profiteront autant aux PME du secteur des transports qu’à l’industrie elle-même. »

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