Afrique, Caraïbes et Pacifique : le Parlement européen approuve un accord plus équitable

L’accord de Cotonou entre l’Union européenne et les Etats d’Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP) a été signé le 23 juin 2000 dans la capitale économique du Bénin. Le Parlement européen vient d’approuver une révision équitable de ce texte, estiment Jean-Jacob Bicep, Eva Joly et Michèle Rivasi.
Pour Jean-Jacob Bicep, eurodéputé EELV :

« En tant qu’élu écologiste, je ne peux que me réjouir d’une telle révision qui, d’une part, intègre la lutte contre les changements climatiques comme objectif clé de l’accord de partenariat, et insiste, d’autre part, sur la nécessité d’une régionalisation accrue des partenariats mis en place. »

Eva Joly, eurodéputée EELV, présidente de la commission Développement :

« Après de longues négociations et en faisant preuve d’unité, notamment en rejetant la clause de réadmission des migrants, les pays ACP ont réussi à trouver un accord avec l’UE sur cette deuxième révision. Cela ne résout toutefois pas le problème de la signature des Accords de partenariat économique que les pays ACP se refusent – à juste titre – de signer. Des accords qui, en plus de prôner une libéralisation des échanges dont on connait les effets dramatiques, met à mal l’unité des pays ACP en compromettant une intégration régionale dont l’importance a pourtant été réaffirmée dans l’Accord de Cotonou. »

Michèle Rivasi, eurodéputée EELV, vice-présidente de l’Assemblée parlementaire paritaire, conclut :

« Encore une fois la conditionnalité des partenariats permettra la promotion des valeurs européennes dans les pays ACP, protégeant tant la population que l’environnement. Néanmoins, l’UE doit s’assurer de la cohérence de ses propres politiques pour le développement des pays ACP : on ne peut continuer à donner d’une main ce que l’on reprend de l’autre.

Enfin, il faut déjà penser à l’après-Cotonou et adapter l’aide européenne à notre monde en changement. Certains pays ACP se sont enrichis de façon considérable ces dix dernières années : aujourd’hui c’est l’Angola qui vient à l’aide du Portugal ! La redistribution du prochain Fond Européen de Développement devra tenir compte de ces évolutions pour consacrer son aide aux pays les plus démunis. »

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