Austérité : pourquoi il faut un plan B pour la Grèce

28 février 2012
Alors que les émeutes ont éclaté à Athènes et dans le reste du pays, la Grèce et les dirigeants européens doivent trouver un compromis. Sortir de l’euro ? Cela ne résoudra pas tout, mais il faudra l’évoquer selon Pascal Canfin, eurodéputé Europe Ecologie.
Les émeutes à Athènes montrent l’exaspération d’une partie du peuple grec face à des plans d’austérité toujours plus durs et plus injustes et le refus de toute mise sous tutelle budgétaire du FMI ou de l’Union européenne. Alors que le taux de chômage atteint déjà 21% en Grèce, le nouveau plan d’austérité, en prolongeant la récession, va encore aggraver la situation sociale.

Les émeutes à Athènes montrent l’exaspération d’une partie du peuple grec face à des plans d’austérité toujours plus durs et plus injustes et le refus de toute mise sous tutelle budgétaire du FMI ou de l’Union européenne. Alors que le taux de chômage atteint déjà 21% en Grèce, le nouveau plan d’austérité, en prolongeant la récession, va encore aggraver la situation sociale.

L’austérité pourrait tuer la Grèce comme la ciguë a tué Socrate. Que faire avant qu’il ne soit trop tard pour éviter le chaos ? Un plan B implique de sortir de l’idéologie néolibérale de la Troika (BCE, FMI et Commission européenne qui pilotent les plans d’austérité) mais implique aussi des changements en Grèce… et en Allemagne.

Pourquoi le plan actuel créé le chaos en Grèce ?
L’échec dramatique est la conjonction de trois facteurs.

Le premier est la volonté de la Troïka d’imposer une diminution importante des salaires, et surtout et y compris du salaire minimum. Un choix totalement injuste qui ne fait que diminuer la consommation, précariser une partie croissante de la société grecque et baisser mécaniquement les recettes fiscales. Le deuxième est le refus de l’Allemagne et de nombreux autres pays européens de mettre en place des transferts financiers plus importants pour aider la Grèce et financer des investissements pour relancer durablement l’économie. Le troisième facteur est interne à la société et au monde politique grecs qui, jusqu’à présent, ont refusé de réduire fortement les dépenses militaires, de lutter vraiment contre l’évasion fiscale, de faire payer à l’Eglise orthodoxe une taxe sur son patrimoine, et de lutter contre la corruption et un clientélisme généralisés.

La conjonction de ces trois éléments produit une austérité injuste et sans contrepartie en terme d’investissements susceptibles de sortir de la récession et de diminuer réellement la dette tout en créant les conditions d’une plus grande justice sociale.

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