Ce que doit décider le Sommet européen du 7 mai

6 mai 2010
Le sommet européen de demain est un moment clé pour l’avenir de la zone euro. Au delà de la validation du plan de soutien financier à la Grèce, nécessaire mais insuffisant, les dirigeants européens doivent répondre à deux urgences: la première est d’apaiser la crise sociale et politique en Grèce, la seconde est d’éviter la contagion à d’autres Etats de la zone euro.
Pour apaiser la crise sociale et politique en Grèce, les dirigeants européens doivent ajouter un volet social au plan financier. Pour cela, le pilotage de l’aide doit être assuré conjointement par le Commissaire en charge des Affaires économiques et par le Commissaire en charge de l’emploi et des affaires sociales. Pour la partie de l’aide relevant du FMI, les Etats doivent demander à Dominique Strauss-Kahn d’associer l’Organisation internationale du travail. Il s’agit d’envoyer un signal fort au peuple grec montrant que les conséquences sociales du plan seront prises en compte au même titre que les enjeux financiers.

Pour éviter la contagion à d’autres Etats, les chefs d’Etat doivent enfin décider la création d’euro-obligations pour ne plus laisser chaque Etat seul face aux marchés. Cette décision, compatible avec les Traités actuels, aurait pour conséquence immédiate de diminuer le taux d’intérêt auquel empruntent les pays européens en difficulté, leur donnant ainsi une bouffée d’oxygène.

La crise financière de 2008 a obligé les Etats à revoir en quelques semaines certains de leurs dogmes les plus ancrés. La crise actuelle, qui porte cette fois sur la dette publique est très largement la conséquence de la crise financière de 2008. Elle va donc obliger à changer les règles du jeu. Le temps de la réflexion est passé, le temps de l’action est venu.

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