Conseil européen: UE de l’énergie: un projet mort-né

18 mars 2015
Les chefs d’État et de gouvernement de l’UE se réuniront jeudi et vendredi pour discuter de l’Union européenne de l’énergie et des relations avec la Russie.

Le Co-Président du groupe Verts/ALE, Philippe Lamberts, a déclaré:

« Alors que l’Union européenne de l’énergie devrait être l’un des projets européens phares pour les prochaines années, nos dirigeants semblent en avoir décidé autrement en le dépouillant de toute dimension orientée vers le futur. La version fuitée des conclusions de ce Conseil montre en effet que l’accent est mis, avant tout, sur la diversification des sources d’approvisionnement en gaz et la relance de l’énergie nucléaire au lieu d’opter pour les solutions permettant de réduire notre dépendance vis-à-vis des pays peu fiables qui nous approvisionnent en carburants fossiles, au demeurant extrêmement polluants.

Si l’UE veut prendre au sérieux la sécurité énergétique, sa priorité doit être l’efficacité et la performance énergétiques ainsi que le développement des réseaux intelligents et des énergies renouvelables produites localement.

La proposition actuelle semble au contraire, et avant tout, destinée à apaiser les craintes des grands groupes du secteur de l’énergie.

Quand on sait que 2015 sera une année clé pour le climat, le signal donné par les leaders européens n’est pas encourageant. A quelques mois du sommet onusien sur le climat à Paris (COP21), les gouvernements n’adoptent aucune démarche proactive qui leur permettrait de déboucher sur un accord mondial ambitieux pour limiter le réchauffement à moins de 2 degrés – ce qui est nécessaire pour éviter un changement climatique catastrophique.

Enfin, les gouvernements européens restent divisés sur la Russie, notamment en ce qui concerne les sanctions. Et ce, en dépit des faibles résultats des accords de Minsk. Il n’y aura pourtant pas de stabilité aussi longtemps que la frontière russo-ukrainienne de la région du Donbass demeure hors de contrôle. Cette désunion affaiblit notre influence sur le dénouement de la crise en Ukraine. Elle sape notre crédibilité et nuit directement à notre capacité d’intervention en faveur du pluralisme et des droits fondamentaux en Russie. »

La Co-Présidente du groupe, Rebecca HARMS sera présente au Conseil des 19 et 20 mars.

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