Daniel Cohn-Bendit : « Merkozy continue de se focaliser sur l’austérité et la discipline »

6 décembre 2011
Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel se sont réunis lundi 5 décembre à Paris pour accorder leur violon sur les solutions possibles à la crise de la dette en Europe. Pour Daniel Cohn Bendit, qui co-préside le groupe politique des écologistes au Parlement, leur compromis sent « le déjà-vu » et n’appelle pas clairement à la solidarité au sein de la Zone Euro.
Pour Daniel Cohn-Bendit, eurodéputé EELV :

« Une énième rencontre s’est déroulée aujourd’hui, qui, encore une fois, échoue à apporter des réponses aux problèmes fondamentaux auxquels la Zone Euro et l’économie européenne en général sont confrontés. Il y a un sentiment prépondérant de « déjà-vu », puisque que l’on continue de se focaliser sur l’austérité et la discipline budgétaire, au détriment d’un appel clair à la solidarité au sein de la Zone Euro.

L’accord Merkozy n’est pas à la hauteur pour tirer un trait sur la crise de la dette, que ce soit à court-terme avec l’adoption de mesures visant à endiguer la contagion au sein d’autres pays de la Zone Euro ; ou à long-terme via l’adoption de mesures de solidarité qui mettraient fin aux doutes sur l’avenir de l’Euro, à savoir un engagement sur les euro-obligations. Mme Merkel semble être plus effrayée par l’adoption d’euro-obligations que la dissolution de la zone Euro. Avancer la mise en place du Mécanisme européen de stabilité (MES) est un énième tour de passe-passe qui échouera une fois encore à convaincre les marchés, faute d’une force de frappe suffisante. »

Selon l’Allemand Rebecca Harms, également co-présidente du groupe des eurodéputés Verts/ALE :

« L’approche de Merkel et Sarkozy continue également à sous-estimer le processus démocratique en Europe. Tout accord intergouvernemental duquel serait exclu le Parlement européen, directement élu par les citoyens, aura pour conséquence un déficit démocratique et rendra tout changement de grande envergure plus difficilement acceptable pour les citoyens européens. Le Groupe des Verts au Parlement européen se battra contre ce retour en arrière et attend du Conseil européen qu’il corrige cette aberration. »

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