Faire des régions les acteurs incontournables du changement

11 avril 2012
Tribune Karima Delli, Députée européenne EELV et Marie-Christine Blandin,
présidente de la Commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat, ancienne présidente de la région Nord Pas de Calais

Dans

Publié le 10/04/2012

Les régions, moteurs du développement des territoires Notre décentralisation a 30 ans mais elle est encore loin d’être achevée. Les régions se trouvent confrontées à un Etat aussi incapable d’être garant de l’équité territoriale que sourd aux spécificités territoriales. Le citoyen lambda ne s’y retrouve plus entre les différentes administrations territoriales et sa participation à la démocratie locale est résiduelle.
Ni le regroupement autoritaire, ni la privation de ressources ou de compétences ne résoudront la panne.

Osons un nouvel acte de décentralisation basé sur la confiance ! Les écologistes sont avant tout des Européens militants de la proximité, de la territorialisation, de la participation. C’est avec cette conviction qu’Eva Joly défend une nouvelle organisation de la République, dans laquelle les régions auront des compétences normatives et une large autonomie fiscale. Nous voulons établir pour la France un fédéralisme solidaire où le partage des ressources entre les régions serait équitable.

François Hollande souhaite rétablir la confiance entre l’Etat et les collectivités. Nous allons plus loin. Véritables moteurs du développement des territoires, les régions constituent le meilleur échelon pour assurer une gouvernance partenariale avec des intercommunalités élues au suffrage universel, les communes, et un Etat régulateur.
Cette décentralisation développée est indissociable d’élus présents et disponibles pour le dialogue, donc d’une interdiction du cumul des mandats.

Le partenariat, la participation démocratique et la confiance sont en effet les clés pour avancer. C’est ainsi que nous pourrons faire revivre la démocratie locale et forger une véritable capacité collective d’action et d’analyse pour l’avenir de nos territoires.

La présidence Sarkozy, quant à elle, a sonné le retour au « tout Etat », instaurant un climat de défiance à l’égard des régions, les accusant à tort d’être responsables de la dette publique par des embauches et des dépenses.

Rappelons simplement que les régions investissent le plus dans le développement territorial, qu’elles ne creusent pas le déficit comme l’Etat puisqu’elles ne sont pas autorisées à emprunter pour leur budget de fonctionnement et qu’elles assument nombre de solidarités abandonnées par l’Etat.

Il est inacceptable que l’UMP, après le gel des dotations décidé jusqu’en 2013, avance l’idée d’une baisse des effectifs des agents territoriaux, alors que des transferts de compétences engagés appellent à des forces vives pour assurer ces missions de service public. Mettons un terme à cette menace. Ouvrons un débat public transparent sur la question des ressources des régions et des autres collectivités.

L’exemple de la décentralisation des fonds européens

Souvent méconnue des citoyens, la politique régionale européenne a pourtant un impact direct sur le développement de leur ville et de leur région. Dotée d’un budget considérable pour financer des projets ambitieux, elle traduit le véritable effort de solidarité entre les territoires européens par-delà les frontières.

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