Genève 2, UE Hors jeu

22 mai 2013
La situation humanitaire et politique syrienne pose désormais un risque d’embrasement régional. Les pays voisins, qui accueillent officiellement près de 1, 5 millions de réfugiés de Syrie, tirent aujourd’hui la sonnette d’alarme face aux tensions économiques, sociales, politiques, confessionnelles devenues insoutenables. Les capacités d’accueil des camps sont également arrivées à saturation.

Hélène Flautre est intervenue lors de la session plénière en présence de la Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères Catherine Ahston et a appelé l’UE à s’engager au coeur de la résolution du conflit syrien.


S’il est vrai que l’UE est désormais la première contributrice financière en matière humanitaire, à quelques exceptions près, elle reste incapable de prouver sa réelle solidarité en ouvrant ses portes aux réfugiés de Syrie. Cette attention exclusive à la dimension humanitaire est aussi la preuve d’une division et d’une impuissance politique européenne à proposer des solutions pour mettre enfin un terme à ce conflit. C’est d’autant plus dommageable que le Conseil affaires étrangères devrait statuer sur le renouvellement ou non de l’embargo des armes en Syrie. L’UE n’est plus une actrice crédible en matière de résolution du conflit syrien comme le prouve son exclusion de l’organisation de la conférence « Genève 2 ».

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