François Alfonsi : « Des coupes de budget qui risquent d’aggraver la crise »

26 octobre 2011
Le coup d’envoi des négociations sur le budget de l’UE en 2012 est donné. Dans l’hémicycle du Parlement européen, François Alfonsi, eurodéputé Europe Ecologie – Les Verts, a critiqué la volonté des Etats-membres de supprimer 3,5 milliards d’euros en crédits de paiement. Selon lui, des coupes graves dans le budget de l’UE risquent d’aggraver la crise financière.

Alfonsi 26-10-2011 par EurodeputesEE

Intervenant en plénière du parlement européen, François Alfonsi a déclaré:

« Notre groupe s’abstiendra lors de ce vote. Cette abstention est le résultat d’un sentiment contradictoire.

« D’une part nous ne pouvons que déplorer l’inertie, et même l’autisme, de la Commission sur la question énergétique. Depuis notre précédent débat budgétaire, il y a eu la catastrophe nucléaire de Fukushima. L’Allemagne, l’Italie, la Suisse, d’autres encore, en ont aussitôt tiré les conséquences fondamentales. Au niveau de la Commission, et ce budget en est l’expression, rien ne bouge ou presque. Tout juste quelques ajustements à la marge, et toujours cette obstination à soutenir des impasses écologiques, comme le gaz de schiste, ou le très coûteux projet ITER.

« D’autre part, nous voulons peser avec la majorité la plus large pour contrer les coupes budgétaires insoutenables effectuées par le Conseil. Supprimer 3.5 milliards d’euros en crédits de paiement alors que l’exercice 2012 arrive en fin d’exécution des contractualisations 2007-2013, et que donc les projets contractualisés ont un fort degré d’avancement, ce n’est pas une mesure d’économie que propose le Conseil, c’est une mesure d’étranglement! Le Parlement doit être solidaire face à une telle attitude anti-européenne.

« Au moment où vont commencer les négociations avec le Conseil, il est important de rappeler que le budget européen n’a jamais été en déficit, qu’il n’y a pas de dette européenne, et qu’il dégage une valeur ajoutée considérable par la mutualisation des moyens et des politiques.

« S’attaquer aux moyens financiers de l’Union européenne ce ne serait pas combattre la crise économique et financière, ce serait l’aggraver. »

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