La dette de la France ouverte aux paris

12 avril 2012
C’est un produit financier d’un nouveau genre qui sera lancé lundi, à quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle. C’est surtout une preuve (de plus) que la finance peut se passer de la bénédiction des autorités des marchés pour mettre en circulation un nouveau produit. Même lorsqu’il concerne les dettes souveraines.
«Future». Le coup d’envoi d’un contrat à terme sur les obligations d’Etat françaises à dix ans verra donc le jour lundi à la bourse de Francfort. Son créateur ? Eurex, leader mondial des marchés à terme, filiale du groupe allemand Deutsche Börse. Ce contrat sur les obligations d’Etat, ou «future», comme disent les financiers, permettra d’acheter ou de vendre à terme (généralement par période de trois mois) des obligations françaises. Une sorte d’assurance qui devrait permettre de se protéger contre les mouvements de taux sur les obligations d’Etat. Car ainsi va la vie des marchés obligataires : lorsque les taux montent au moment d’une nouvelle émission, le prix des obligations déjà en circulation baisse d’autant. C’est justement pour s’assurer contre les effets négatifs de ces mouvements de taux qu’Eurex proposera un contrat à terme sur les obligations d’Etat. Sur le marché des matières premières, cette technique de couverture permet déjà à un producteur de blé, par exemple, de s’assurer dès aujourd’hui en fixant un prix de vente de sa production à une date déterminée à l’avance.

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