Le fléau des boues rouges: un véritable poison en mer comme sur terre

Tribune de Michèle Rivasi et José Bové publiée sur le Huffington Post vendredi 10 avril 2015 concernant le scandale environnemental du rejet des boues rouges en mer par l’usine de fabrication d’alumine de Gardane.

L’usine de fabrication d’alumine de Gardane qui appartient au groupe Altéo, rejette en mer les déchets de sa fabrication, les boues rouges. Après près de 50 ans de rejets, le dépôt de ces boues rouges, chargées en métaux lourds, s’étend jusqu’à 2300 mètres de profondeur au niveau du canyon de la Cassidaigne et jusqu’à environ 65 kilomètres des côtes.

À l’Ouest, le dépôt s’étend jusqu’au niveau de Fos-sur-Mer. À l’Est, il s’étend de la plaine abyssale jusqu’à la hauteur de la rade de Toulon. Selon les estimations de l’exploitant actuel, 20 millions de tonnes de résidus de bauxite ont été rejetés en mer par l’usine de Gardanne depuis 1966, 30 millions selon le précédent exploitant Rio Tinto. C’est un massacre environnemental que des écologistes et des scientifiques dénoncent depuis des années.

Fin 2015, Altéo n’aura plus le droit de rejeter ses résidus solides en mer. Enfin! Pourtant le groupe compte encore y déverser ses effluents liquides et valoriser les résidus solides, la bauxaline. Depuis plusieurs années, nous demandons que la gestion des déchets de cette industrie ultra-polluante soit encadrée strictement tant sur terre qu’en mer.

Ségolène Royal, Ministre de l’écologie, a récemment commandé plusieurs études auprès du BRGM et de l’ANSES afin de trouver des solutions alternatives à ces rejets en mer méditerranée, au cœur du Parc des Calanques.

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