Les Verts au PE appellent à une répartition des fonds régionaux sur des critères de qualité de vie

Au cœur des débats sur la future politique de cohésion régionale, le Groupe des Verts/ALE publie aujourd’hui les résultats d’une étude sur les indicateurs alternatifs, intitulée « Le PIB et ses insuffisances comme mesure du développement régional ». Communiqué de presse.
Véritable question de boussole politique, il s’agit de déterminer l’instrument nous permettant de mesurer avec le plus de pertinence l’état de développement, de bien être des régions européennes et de disposer d’un outil efficace pour fournir la meilleure aide à la décision. Ce nouvel instrument souhaité et porté par le groupe des Verts/ALE, élargi à des critères environnementaux et sociaux, est appelé PIB +.

L’étude porte en particulier sur les indicateurs sociaux. Les résultats sont parlants, l’augmentation du PIB, indicateur économique et monétaire, ne peut garantir l’égalité et la justice sociale.

Pour Jean-Paul Besset, député européen du Groupe des Verts/ALE, membre de la commission Développement régional :

« Mettre à disposition une batterie d’indicateurs complémentaires est fondamental pour mieux répondre aux préoccupations des citoyens. L’équité et l’intégration sociale, l’état des ressources et de la durabilité environnementale, sont constitutifs à part entière du modèle de développement européen, au même titre que la question économique. La finalité des aides européennes aux régions doit assurer un bien-être social, environnemental et économique pour tous. »

Pour François Alfonsi, député européen du Groupe des Verts/ALE, coordinateur au sein de la commission Développement régional :

« Ces nouveaux types d’indicateurs, au delà du PIB, sont indispensables pour pouvoir déceler les poches de pauvreté et les zones de grandes difficultés environnementales afin d’assurer une gestion plus qualitative des financements européens. »

Enfin Karima Delli estime que députée européenne du Groupe des Verts/ALE, membre de la commission du Développement régional et Vice-présidente de l’Intergroupe URBAN du Parlement européen :

« Aujourd’hui, le PIB est le seul indicateur pris en compte lorsqu’il s’agit de répartir les financements européens. Or, souvent, les régions les plus riches sont celles qui cumulent les plus grandes disparités sociales. Nous devons donc nous appuyer sur ces nouveaux indicateurs pour convaincre les Etats membres de consacrer une enveloppe plus importante au Fond Social Européen, notamment pour réduire la pauvreté et lutter contre l’exclusion dans toutes les régions. »

– L’étude en ligne : http://www.greens-efa.eu/cms/topics/dokbin/378/378285.gdp_and_its_limits_as_criteria_of_eligib@fr.pdf

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