Migrants à Lampedusa : les pays européens doivent faire preuve de solidarité

6 avril 2011
Des milliers d’immigrants illégaux fuient le Nord de l’Afrique et cherchent à rejoindre les côtes européennes, via l’île italienne de Lampedusa ou Malte. Pour les accueillir dignement et répondre à la situation d’urgence humanitaire, l’UE doit élaborer un plan d’action pour la réinstallation des réfugiés et appliquer la clause de solidarité entre Etats-membres.
Depuis des semaines, parlementaires et ONG demandent que le principe de solidarité et la répartition équitable des charges entre tous les Etats-membres dans la gestion des contrôles aux frontières, d’asile et d’immigration soit mis en œuvre de toute urgence. Le Parlement européen vient de réitérer cette demande, en adoptant en plénière un rapport non législatif sur le thème des « flux migratoires liés à l’instabilité ». Selon les parlementaires, ce mécanisme prévu dans l’article 80 du traité sur le fonctionnement de l’UE, et d’autres mesures pour lutter contre le chômage dans les pays d’origine et de transit des migrants, sont le meilleur moyen d’endiguer l’immigration illégale dans les zones de conflit.


par EurodeputesEE

Face à la situation inhumaine dans laquelle se trouvent des milliers de migrants à Lampedusa, Silvio Berlusconi a jeté de l’huile sur le feu en mettant la pression sur les autorités tunisiennes et en proposant d’évacuer l’île de Lampedusa. « Voilà ce qui arrive quand on n’utilise pas les nombreux outils pourtant à la disposition des Etats-membres, regrette Hélène Flautre, eurodéputée EELV, membre de la commission de Libertés civiles du Parlement européen. L’Union européenne devrait au contraite accompagner le désir de ces personnes, leur droit à vivre en famille et à travailler, notamment par l’octroi de permis de séjour et de travail », poursuit-elle.

Pour Malika Benarab Attou, eurodéputée EELV, membre de la commission des Affaires étrangères et de la délégation pour les Relations avec les pays du Maghreb, « ce rapport n’est qu’une étape qui, nous l’espérons, ouvrira la voie à une approche plus globale et plus humaine de la mobilité. Ce serait là une contribution et un soutien important à la transition démocratique en cours dans les pays de la rive Sud de la Méditerranée », conclut-elle.

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