Refuser aux Roms le droit de circuler est contraires aux valeurs européennes

8 septembre 2010
Suite au discours de J. Barroso sur l’état de l’Union, Malika Benarab-Attou fait part de son indignation face aux expulsions des Roms par les autorités françaises et revient sur la question plus générale de la mobilité des citoyens.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Strasbourg, le 7 septembre 2010

Suite au discours de J. Barroso sur l’état de l’Union, Malika Benarab-Attou fait part de son indignation face aux expulsions des Roms par les autorités françaises et revient sur la question plus générale de la mobilité des citoyens.

« Refuser aux Roms le droit de circuler librement en Europe est inadmissible et contraire à nos valeurs européennes », commente-t-elle.

« Plus largement, cette situation est le symptôme d’un problème plus grave et plus global qui affecte nos sociétés dites modernes : l’oubli de la fraternité. La liberté de circulation des personnes est fondamentale, elle l’a été de tous temps et a construit nos sociétés actuelles ». Aujourd’hui, l’égalité n’est pas assurée concernant la circulation des citoyens. En effet, alors que les touristes, les retraités européens voyagent librement et en masse dans le Sud et notamment au Maghreb, la liberté de circulation des citoyens de ces mêmes pays est très lourdement entravée par la politique d’octroi de visas de l’UE.

« Nous devons aujourd’hui revoir notre politique de circulation des personnes. Nous sommes passés d’une situation d’immigration du Sud vers le Nord à une mobilité globale dans un espace mondialisé. Notre politique doit évoluer et se trouver en cohérence avec nos valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité. »

Elle conclut en interpellant M. Barroso : « Monsieur le Président, comment comptez-vous, concrètement, nous permettre de renouer avec nos valeurs sur ces questions ? »

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