Vaccin grippe A : mes raisons pour dire non

24 novembre 2009
Au lendemain du débat Mots Croisés diffusé sur France 2 hier soir lundi 23 novembre, l’eurodéputée écologiste française Michèle Rivasi précise sa position sur la campagne de vaccination anti-grippe A initiée par le gouvernement et rappelle quelques chiffres.
« Je ne me ferai pas vacciner contre la grippe A, et cela pour différentes raisons, affirme Michèle Rivasi, agrégée de biologie et députée européenne Europe Ecologie. Tout d’abord parce que cette campagne de vaccination repose sur des vaccins expérimentaux, sans un recul clinique suffisant et pour lesquels les fabricants refusent de supporter les conséquences d’éventuels effets secondaires graves. »

« Ces risques ne sont pas minimes, insiste Michèle Rivasi. La première vague de vaccinations faite en France sur le personnel médical montre d’ailleurs que les complications sont plus nombreuses que prévues. » « On recense aujourd’hui en France 8 complications aigues, dont 2 syndrômes de Guillain Barré, parmi les 100 000 personnes vaccinés. Ces chiffres donnés par l’AFSSAPS, l’autorité française en matière de médicaments, montrent que la fréquence des effets secondaires suite à la vaccination anti-grippe A, en particulier les effets les plus graves, se révèlent bien supérieurs aux estimations des autorités de 1 pour 100 000 » analyse Michèle Rivasi.

« De plus, poursuit l’eurodéputée française, le manque d’information sur les adjuvants présents dans les vaccins administrés ne permet pas aux personnes vaccinées de donner leur consentement correctement et en toute connaissance de cause. » « Comment savoir quand vous lisez AS03 ou MF59C.1, que le vaccin devant vous contient de l’aluminium, un dérivé du mercure ou encore du squalène, une huile interdite aux Etats Unis, des traces d’oeufs ou d’autres susbtances auxquelles vous pouvez être allergique ? Cela ne permet pas de prendre une décision en étant correctement informé. C’est pourquoi il est urgent que l’information donnée dans les centres de vaccination soit plus transparente et explicite afin d’éviter des problèmes par manque d’information, » demande Michèle Rivasi.

« Je ne suis pas anti-vaccination mais ces différents éléments me font profondément douter du bien-fondé de cette campagne de vaccination anti-grippe A, notamment auprès de populations sensibles comme les enfants ou les femmes enceintes… Et ce d’autant plus que la grippe A s’avère finalement moins dangereuse que prévue » conclut l’eurodéputée. En effet, il semble que le sentiment d’urgence qui prévaut à cette volonté de vaccination massive s’appuie sur un alarmisme excessif. « Ce virus de la grippe A s’avère particulièrement contagieux, notamment auprès des moins de 40 ans, mais finalement beaucoup moins virulent et surtout beaucoup moins mortel que celui par exemple des précédentes grippes saisonnières » déclare Michèle Rivasi. « En Australie, où l’épidémie s’est terminée, les chiffres témoignent d’une mortalité beaucoup plus faible qu’annoncée, » complète l’eurodéputée. En effet, des 6 000 morts envisagés mi-juillet 2009 par la ministre de la santé australienne Nicola Roxon, le bilan au 30 octobre 2009 fait état en Australie de 187 décès et 37 000 personnes contaminées. En Grande Bretagne aussi, les prévisions ont été revues à la baisse. Au lieu des 65 000 décès anticipés, les autorités considèrent maintenant un bilan d’environ 1 000 morts. Soit bien moins que les 4 000 à 8 000 morts annuels causés en moyenne par la grippe saisonnière.

Par ailleurs, selon l’article 9 du contrat passé entre le Ministère de la Santé et les laboratoires pharmaceutiques, c’est l’Etat qui va assumer la responsabilité juridique d’éventuels complications et effets secondaires provoqués par ces vaccins, » relève Michèle Rivasi. « C’est très grave et cela constitue un regrettable précédent. Jamais jusqu’ici les compagnies pharmaceutiques n’ont été dispensé de leur responsabilité de fournir un produit sain. Cette décision du gouvernement n’est pas une bonne chose pour la santé des citoyens. »

« Ce vaccin anti-grippe A représente dans ces conditions, selon moi, trop de risques individuels pour des bénéfices très faibles » déclare Michèle Rivasi.

Machiavel disait que « celui qui contrôle la peur des gens devient le maître de leurs âmes ». A méditer dans une société de plus en plus sécuritaire où le principe de précaution peut être dévoyé à des fins politiciennes ou financières.

Regardez l’émission « Mots croisés » du 23 novembre 2009 consacrée à cette thématique avec Michèle Rivasi
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2 commentaires

  • Anonyme dit:
     - 

    Bravo et merci pour votre prise de position contre la vaccination systématique !
    Elle rejoint celle de la ministre de la santé polonaise qui a refusé de signer les contrats abusifs que lui proposaient des labo pharmaceutiques.
    L’étape suivante, logique, serait de mener le combat contre l’obligation vaccinale, car si l’on vaccine contre la grippe A pour satisfaire les intérêts financier des laboratoires pharmaceutiques, il en est évidemment de même pour tous les autres vaccins : qu’on nous laisse au moins libre de ne pas entrer dans ce jeu des firmes pharmaceutiques.

    • artmanies dit:
       - 

      Je suis assez d’accord avec vous et la santé ne dois pas être un moyen de faire gagner se vie à une minorité.
      La santé de chacun est bien plus importante que les millions qui sont en jeux et qui à cause d’eux ont permis d’affoler une bonne partie de la population, surtout celle qui n’y connaît pas grand chose en matière de grippe!!
      C’est toujours la loi du plus fort qui fini par avoir le dernier mot mais finalement c’est pour mieux se mettre sur scène à la vu de tous.

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