José Bové : « l’Occitanie est particulièrement concernée par un Brexit sans accord »

19 février 2019
L’Aveyronnais José Bové explique dans cette tribune publiée par Le Midi Libre comment un Brexit sans accord affecterait des millions de personnes en Europe. Et la région Occitanie ne serait pas épargnée.

José Bové détaille dans cette tribune libre les conséquences d’un Brexit sans accord, pour l’Europe en général, la France en particulier, et l’Occitanie notamment.

« Le 29 mars 2019, Le Royaume-Uni quittera l’Union européenne. La perspective d’une sortie sans accord est de plus en plus plausible. Les conséquences sont difficilement imaginables. Elles affecteront des millions de personnes en Angleterre mais également dans les pays du continent et en particulier la France.

Le Royaume-Uni importe la moitié de son alimentation

Le Royaume-Uni importe la moitié de son alimentation. La France exporte pour plus de 6 milliards d’euros de l’autre côté de la Manche, en particuliers des vins et des fromages. La région Occitanie est particulièrement concernée. Depuis une vingtaine d’années, ses vins AOP et IGP sont montés en gamme et rencontrent un réel succès en Angleterre.

Sans accord sur le Brexit, les viticulteurs qui exportent du vin vers le Royaume-Uni seront traités comme ceux des autres pays de l’OMC. Ils devront payer des taxes de 40 %.

La concurrence va être rude

La concurrence avec les vins australiens, chiliens ou argentins va donc être rude. Le Royaume-Uni mettra en place des contrôles sanitaires à ses frontières. Regarder ce qu’il y a dans les camions prend du temps, et le temps, c’est de l’argent.

La durée de vie des fruits et légumes dans les supermarchés est en moyenne de cinq jours. Si les contrôles ralentissent d’un jour les livraisons, il ne reste plus que quatre jours de mise en rayon possible. Ce n’est plus rentable pour les vendeurs. Les Britanniques devront donc attendre que les fraises soient mûres dans le Kent pour en manger.

Des conséquences possiblement tragiques

Le problème est qu’il n’y a plus personne pour les cueillir. Les 80 000 cueilleurs saisonniers, originaires d’Europe centrale, n’auront plus le droit de rentrer pour travailler. Pendant le référendum, les populistes ont violemment dénoncé les migrants sans se rendre compte que ce sont eux qui travaillent dans les champs, dans les abattoirs…

Suite et tribune complète à retrouver sur le site du Midi Libre.

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