L’Union européenne peut et doit agir immédiatement pour les Rohingyas

La situation de la minorité Rohingya en Birmanie s’aggrave de jour en jour. Nous appelons les dirigeants européens à agir au plus vite et Aung San Suu Kyi, à cesser et faire cesser immédiatement les violences, à organiser l’aide humanitaire ainsi que le retour de ceux qui les ont fuies et à respecter et faire respecter la vie et les droits de tous.

Alors que la junte militaire birmane continue de traquer à mort la minorité Rohingya, la situation humanitaire s’aggrave de jour en jour : plus de 300 000 réfugiés ont rejoint le Bangladesh au cours des deux dernières semaines. Le Parlement européen vient de voter une résolution appelant les États de l’Union européenne et la Commission à prendre toutes les mesures nécessaires pour remédier durablement à une crise qui a trop duré.
Les Rohingyas ont toujours été persécutés, mais la situation devient tragique au point que le Haut-Commissaire aux Droits de l’Homme de l’ONU  la qualifie de nettoyage ethnique. Le pouvoir birman semble résolu à chasser définitivement les Rohingyas de leurs terres, profitant de l’absence de droits dont ils pâtissent : des mines antipersonnel ont été posées à la frontière bangladeshie pour les dissuader de tout retour.
 
Pour les députés européens Europe Écologie : « L’urgence est d’abord humanitaire, le Bangladesh n’ayant pas les moyens d’assumer un tel afflux. Ensuite, les pays européens doivent œuvrer à faire stopper immédiatement les massacres. Nous devons contraindre le pouvoir birman à cesser toute incitation à la haine raciale.
Nous n’oublions pas que l’exploitation des ressources naturelles est une source de financement majeure du pouvoir birman : la traque des Rohingyas vise justement à récupérer des terres afin de conforter leur emprise sur le pays. Nous devons contraindre le pouvoir birman à cesser toute incitation à la haine raciale, mais tant que la Chine protègera son fournisseur de bois principal, il sera impossible d’obtenir les sanctions onusiennes d’ampleur qui s’imposent après l’enquête indépendante de l’ONU. Face à cette situation, l’Union européenne est dans l’obligation de remettre en cause les préférences commerciales accordées à la Birmanie, suspendre les négociations sur l’accord de protection des investissements européens et imposer des sanctions ciblant les cadres du régime.

La communauté internationale a le devoir de pousser Aung San Suu Kyi à sortir de sa réserve. Nous appelons la lauréate du prix Sakharov du Parlement européen à tenir la promesse faite devant notre assemblée en 2013 de combattre fermement préjugés et intolérance, et d’octroyer la citoyenneté birmane aux Rohingyas. Sans cela nous ne pouvons cautionner qu’elle continue d’être la vitrine sympathique d’un régime tyrannique. »


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