A Nagoya, personne ne veut d’un « Copenhague bis »

28 octobre 2010
Sandrine Bélier fait partie de la délégation officielle du Parlement européen à Nagoya pour le COP10. Ce sommet, qui réunit les pays signataires de la Convention sur la diversité biologique, doit aboutir à une stratégie pour freiner le rythme alarmant de la disparition des espèces sur la terre.
Plus qu’une journée pour arriver à un accord. Au Sommet de l’ONU pour la biodiversité, les pays du Nord et du Sud débattent de l’aide financière que chacun s’engage à apporter. Sur la table des négociations se trouve la question sensible de l’exploitation des ressources naturelles majoritairement situées dans les pays en développement. Des pays qui ne bénéficient pas ou peu des retombées économiques qu’engendrent cette richesse génétique et une grande diversité d’espèces.

Au sein du groupe des Verts/ALE au Parlement, les eurodéputés Europe Écologie suivent attentivement l’évolution des débats qui se clôtureront le vendredi 29 octobre. « On ne peut plus ignorer les nombreuses conséquences, également économiques et sociales, de la perte de la biodiversité. Il faut réagir ! Le monde ne peut pas se permettre un autre Copenhague », estime Sandrine Bélier qui se souvient de l’accord à minima et sans objectifs chiffrés de réduction des émissions de CO2 qui avait clôturé dans l’amertume le sommet sur le climat en décembre 2009. « La Belgique, le Japon et la France se sont déjà engagés financièrement, à qui le tour ? »

Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’écologie, a en effet annoncé jeudi 28 octobre que la France serait prête à doubler les financements pour la biodiversité dans le cadre de l’aide publique au développement d’ici 2012, portant le montant de l’enveloppe à 200 millions d’euros. « Je salue la volonté exprimée de mobiliser les investissements publics dans la lutte pour la protection de notre capital naturel. Mais les négociations ne s’arrêtent pas à ces annonces, a réagi Sandrine Bélier. Il faut aboutir d’ici demain soir à une stratégie financière et à un protocole sur l’accès et le partage des avantages liés à la biodiversité. »

« La communauté internationale doit prendre conscience que notre modèle de développement a des limites, et qu’il est urgent d’agir. Les 130 pays réunis à Nagoya ont les moyens de redéfinir le contour de nos relations économiques vers un nouveau modèle plus équitable et durable. Espérons qu’ils en prennent la mesure ! »

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