Fukushima plus jamais ça ! L’Europe doit sortir du nucléaire pour privilégier les renouvelables

Ce mercredi 11 mars 2015 marque le quatrième anniversaire de la catastrophe nucléaire de Fukushima.
Le 11 Mars 2011, un des plus terribles séismes de l’histoire du Japon provoquait un gigantesque tsunami qui tuait plus de 18.000 personnes le long de la côte nord-est du pays. Ce dernier provoquait également la destruction partielle de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, centrale dont le nettoyage du site prendra au minimum quatre décennies pour un coût économique encore très difficile à quantifier.

Quatre ans après, sur le site, la situation est bien loin d’être revenue à la normale. Plus de 130 000 citoyens japonais ont été évacués de la zone irradiée. Pour la grande majorité d’entre eux, il ne retrouveront jamais leur foyer. Les effets sur la santé de la population locale sont terribles, comme l’augmentation des cancers de la thyroïde, en particulier chez les enfants, de même que les impacts sur l’économie locale : de nombreux produits chimiques radioactifs contaminent les eaux, le sol, les plantes et les animaux, les aliments produits localement sont impropres à la consommation et la pêche continue d’être strictement interdite au large de Fukushima.

Les écologistes ont toujours combattu l’énergie nucléaire, énergie beaucoup trop dangereuse et économiquement non viable. L’annonce récente du groupe nucléaire français Areva, accablé par une lourde dette et souffrant de toute une série de problèmes (manque de commandes, retards à la chaîne dans les nouveaux projets comme EPR, scandales juridiques et financiers…) illustre parfaitement cette impasse nucléaire, qui n’est absolument pas une solution d’avenir pour l’Europe et au-delà.

Cependant, malgré la catastrophe de Fukushima, de nombreux gouvernements et responsables de l’UE continuent de se prosterner devant le lobby nucléaire, acceptant de consacrer une grande quantité de subventions européennes (comme récemment au Royaume-Uni avec la centrale d’Hinkley Point C) et présentant l’énergie nucléaire comme une d’énergie propre, au coût carbone faible et donc susceptible de répondre au défi climatique.

Alors que l’UE vient de renouveler ses instances, il est grand temps aujourd’hui pour l’Europe de développer un nouveau modèle énergétique faisant enfin sens: un modèle efficace, abordable, sûr et permettant de lutter contre le changement climatique. C’est tout le combat du groupe des Verts au Parlement européen qui milite pour une union de l’énergie « verte ». L’Europe a tout le potentiel pour devenir numéro un mondial des énergies renouvelables, encore faut-il que la Commission européenne et son vice-président en charge de l’union de l’énergie, Maroš Šef?ovi?, soient proactifs sur la question. Tout est affaire de volonté politique. Le quatrième anniversaire de la catastrophe de Fukushima vient tristement nous rappeler que nous ne sommes absolument pas à l’abri d’un tel cataclysme en Europe, comme à Fessenheim en Alsace où la plus ancienne centrale de France souffre de problèmes techniques récurents et doit être fermée. Il est donc urgent de tourner le dos au nucléaire pour investir massivement dans les renouvelables.

En attendant, ce 11 mars 2015, les écologistes se sont donnés rendez-vous pour la commémoration de Fukushima à Strasbourg, sur le Pont de l’Abattoir, en présence des eurodéputés du groupe des Verts.

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A lire également, la tribune de Michèle Rivasi publiée sur Médiapart

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