Merci Greenpeace ! Oui, le risque nucléaire est européen

La nouvelle action de Greenpeace sur le site de la doyenne des centrales nucléaires françaises apporte une preuve flagrante de la menace posée par les centrales nucléaires vieillissantes en Europe. Les eurodéputés Sandrine Bélier, Yannick Jadot et Michèle Rivasi apportent leur soutien aux militants écologistes. A la veille du Conseil européen dédié à la politique climatique et énergétique, ils réclament des mesures d’urgence pour les centrales européennes en fin de vie.
« Cette action vient rappeler que le nucléaire sûr est une chimère. Greenpeace démontre une nouvelle fois que les centrales nucléaires françaises et européennes mettent en danger les populations. Les députés écologistes au Parlement européen ont régulièrement dénoncé l’insuffisance des stress tests réalisés après Fukushima et demandent que la sûreté nucléaire devienne une compétence européenne, intervenant en toute indépendance dans les pays membres. Depuis Tchernobyl, nous savons que la radioactivité ne connaît pas les frontières. La sûreté nucléaire et la sécurité des populations européennes ne doivent plus dépendre des intérêts industriels français et britanniques.

Tout comme Fessenheim, plus d’un tiers des centrales nucléaires européennes ont dépassé les trente ans d’activité et les opérateurs tels qu’EDF souhaitent étendre cette durée à 50 voire 60 ans, au mépris de la sûreté nucléaire et aggravant le risque potentiel d’accident majeur. Alors qu’EDF vante la sûreté de la centrale de Fessenheim, dont la faiblesse face aux risques sismiques et d’inondation n’est pourtant plus à prouver, cette action est un rappel nécessaire pour les citoyens comme les décideurs. A la lecture des derniers rapports de l’ASN et de l’IRSN, l’état des centrales en France est en effet très inquiétant. Il est plus que jamais essentiel que François Hollande tienne sa promesse de fermer la centrale de Fessenheim en 2016, pour la sécurité des habitants de la région et de nos voisins européens.

Cette action citoyenne doit forcer les gouvernements à réfléchir sur leurs choix énergétiques. Choisiront-ils une énergie dépassée, chère et dangereuse ou s’engageront-ils dans une transition énergétique créatrice d’emplois et protectrice de l’environnement et de la santé ? A quelques jours de la réunion des chefs d’Etats et de gouvernement européens qui doit discuter de la future politique énergétique européenne, nous appelons les gouvernements européens à faire le choix d’une transition énergétique ambitieuse qui est la clé de la sécurité et de la prospérité de notre continent. L’Europe doit s’engager dans la voie d’une énergie sûre et dé-carbonée en se fixant un objectif de 45 % d’énergies renouvelables et de 40 % de réduction de sa consommation d’énergie pour 2030. »

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