Michèle Rivasi : « En Haïti, une bonne gouvernance est devenue une priorité »

20 janvier 2011
Un an après le séisme, Haïti est toujours en plein chaos. La situation d’urgence devrait faire place aux projets de développement et à la reconstruction mais le pays semble incapable de se redresser. Les eurodéputés ont voté cette semaine à Strasbourg une résolution qui souligne les faiblesses de l’Etat haïtien et le risque de détérioration de la crise politique actuelle.
Malgré le formidable travail des 12 000 organisations non-gouvernementales présentes dans le pays, Haïti ne s’en sort pas. C’est le constat que dressent les eurodéputés qui ont appelé, le 19 janvier 2011, à plus de stabilité et de volonté politique pour entamer la nécessaire reconstruction du pays. Michèle Rivasi d’Europe Ecologie – Les Verts est vice-présidente de la délégation du Parlement européen qui siège à l’Assemblée parlementaire paritaire Afrique-Caraïbes-Pacifique/UE. En septembre dernier, elle constatait déjà sur place la manière dont les acteurs humanitaires palliaient les faiblesses de l’Etat haïtien. Avant même que l’épidémie de choléra ne mette en évidence de manière dramatique son incapacité à faire face à une maladie « facile à guérir et à prévenir ».

Selon Michèle Rivasi, « l’aide internationale se substitue à l’Etat pour assurer le fonctionnement de services publics de base tels que la santé et l’éducation. Comment cela pourrait-il être autrement ? Avant le tremblement de terre, les fondations et la gouvernance d’Haïti n’étaient pas solides », estime-t-elle. Pour les eurodéputés, l’Europe a un rôle politique déterminant à jouer pour aider le pays à acquérir une autonomie. Elle peut d’une part contribuer à son appui budgétaire en augmentant l’effort financier actuel et en soutenant massivement la mise en place des services publics. Elle doit aussi encourager un processus électoral transparent et légitime, en vue du second tour des élections reporté en février. « Seul un Président élu et légitime et des parlementaires légitimes pourront prendre les décisions nécessaires », concluent les députés – un futur gouvernement haïtien qui remplacera peut-être l’oligarchie corrompue actuellement au pouvoir.


par EurodeputesEE

– Lire aussi l’interview de Michèle Rivasi de retour d’Haïti en septembre 2010 : « Il faut que l’Etat haïtien donne de meilleures garanties pour l’avenir »
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Un commentaire

  • henno philippe dit:
     - 

    pourquoi ne pas mettre haiti sous la tutelle de l’onu,afin d’èviter les dètournements d’argent,et d’organiser la reconstruction ??pourquoi ne pas rebatir en un autre endroit ,une autre capitale,anti sismique et ala pointe des energies durables salut philippe

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