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Nouvelle Calédonie : Europe Ecologie – Les Verts en visite de soutien aux syndicalistes kanaks

Bruxelles, le 4 janvier 2010

Communiqué de presse

Du 4 au 12 janvier, une délégation d’élus Europe Ecologie – Les Verts se rendra en Nouvelle-Calédonie pour y dénoncer les atteintes à la liberté syndicale. La délégation se compose de Alima Boumediene-Thiery et Jean Desessard, sénateurs de Paris ; Karima Delli, François Alfonsi, et José Bové,députés européens et Michèle Loup et Mehdi Lallaoui, conseillers régionaux d’Île de France.

Ils rendront visite aux militants de l’USTKE (Union syndicale des travailleurs kanaks et des exploités) interpellés en mai dernier lors d’une manifestation de solidarité à une licenciée d’AirCal, puis incarcérés. Le leader, Gérard Jodar, a été condamné à un an ferme d’emprisonnement.

Il s’agit d’un cas très rare d’emprisonnement de syndicalistes en France. Cette affaire illustre la régression des libertés syndicales, à presque 20 000 km de la métropole.

La délégation Europe Ecologie – Les Verts dénoncera également les conditions de détention déplorables dans la prison de Camp-Est, établie dans les murs d’un ancien bagne, vétuste, surpeuplée, non conforme aux normes sanitaires et où 97% des détenus sont de jeunes kanaks.

Outre la condamnation de ce procès à charge contre les militants kanaks, les élus Europe Ecologie – Les Verts demanderont la libération des syndicalistes.

Dépêche AFP

Nouvelle-Calédonie: délibéré le 14 janvier de la demande de mise en liberté de Gérard Jodar

(AFP) – Il y a 4 jours

NOUMÉA — La cour d’appel de Nouméa a mis en délibéré au 14 janvier sa décision sur la demande de remise en liberté du président de l’USTKE, Gérard Jodar, examinée jeudi en présence de l’eurodéputé écologiste, José Bové, proche du syndicat.

M. Jodar, 58 ans, président du syndicat indépendantiste USTKE, a été condamné à un an de prison ferme le 29 juin 2009 pour entrave à la circulation d’un avion, à la suite d’une manifestation dans le cadre d’un conflit à la compagnie locale Aircal, qui avait donné lieu à des échaffourées.

Sa peine a été ramenée à neuf mois en appel en septembre dernier, à l’instar de celle de deux ses collègues, Michel Safoka et Ato Uveakovi, sanctionnés pour les mêmes faits. Tous se sont pourvus en cassation.

A la barre, M. Jodar, dont l’incarcération avait provoqué une flambée de violence en août dernier sur le Caillou, a déclaré qu’il n’était « ni un bandit, ni un délinquant mais un militant ».

Il a en outre annoncé son intention d’aller « jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme », dénonçant les conditions d’incarcération à la prison dite du Camp Est, au rang des plus vétustes et des plus surpeuplées de France.


A l’invitation d’un Collectif, initié par l’USTKE, une délégation d’élus écologistes, emmenée par le député européen José Bové, est actuellement en Nouvelle-Calédonie.

Ils réclament la libération des syndicalistes et ont fustigé « l’indignité » du Camp Est, qu’ils ont visité mercredi.

Pour motiver sa demande de mise en liberté, M. Jodar a fait valoir sa situation familiale avec « une épouse sans revenu, un frère handicapé à charge et mourant, ainsi que deux jeunes enfants perturbés ».

Le leader syndical a écarté le risque de nouvelles infractions, déclarant au président Jean-Louis Thiolet que le conflit à Air cal était terminé.

L’avocat général a requis le rejet des demandes de mise en liberté, faisant notamment état des condamnations antérieures des prévenus.

Leur avocate, Cécile Moresco a mis en cause la sévérité de la justice calédonienne à l’égard des syndicalistes comparée à la Métropole.

A l’issue de l’audience, José Bové a déclaré qu’il avait lui-même été condamné à deux reprises pour entrave à la circulation d’un aéronef.

« En 1992, j’ai empêché Lionel Jospin, alors ministre, d’atterrir sur le Larzac. J’ai eu 1.000 francs d’amende. En 1995, j’avais pénétré sur le tarmac à Tahiti lors de la reprise des essais nucléaires. J’ai été condamné mais dispensé de peine », a affirmé l’altermondialiste.

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