ICE

Aviation : pour que l’UE taxe enfin le kérosène

Type de campagne : ICE
Dates de la campagne : Du Vendredi 10 Mai 2019 au Dimanche 10 Mai 2020

Alors qu’une étude de la Commission européenne conclut qu’une taxe européenne sur le kérosène réduirait les émissions de CO2 de l’aviation européenne de onze pour cent sans avoir d’effet négatif sur l’économie il devient de plus en plus insupportable pour les citoyens et citoyennes de constater que le transport aérien est exempté de tout effort en matière de taxation carbone, un des leviers essentiels pour lutter contre le dérèglement climatique.

Les compagnies aériennes ne paient pas d’impôt sur le carburant. La TVA n’est pas appliqué sur les billets d’avion. Les émissions de CO2 de vol en Europe ont augmenté de 21% au cours des 3 dernières années. C’est pourquoi nous soutenons cette initiative citoyenne européenne qui vise à mettre fin à l’exemption de taxe sur le kérosène en Europe !

 

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2 commentaires

  • Cosquer dit:
     - 

    Bonjour,

    Je suis écologiste active.
    Je vis aux Antilles. Cela fait 5 ans que j’économise pour payer un billet et aller voir la famille en métropole.
    Avec la taxe sur le kérosène on risque de pénaliser les populations les moins aisées et certaines compagnies aérienne en équilibre instable mais qui néanmoins font travailler des centaines de personnes.

    J’ai une idée pour remplacer cette taxe par une autre, moins pénalisante :
    – surtaxer tous les billets à partir du 2eme vol pour les compagnies publiques.
    exemple : je pars 2 fois en vacances par an en utilisant un vol transatlantic = le 2eme vols et tous les suivants de l’année sera surtaxé.
    – idem pour l’aviation privée.

    C’est très facile à mettre en oeuvre (avec un carnet de vol par voyageur par exemple ou un fichier central inter compagnies comme ça existe déjà pour la médecine).
    Pour l’aviation privée : très simple à suivre aussi avec les carnets de vol du pilote.

    Il me semble qu’ainsi on taxerais plus justement les plus pollueurs sans pénaliser les plus pauvres (sinon il va falloir que j’attende 2 ans de plus avant de pouvoir aller voir la famille 🙂 )

    Merci de m’informer des suites données à ce message.
    Cordialement
    Cendrine Cosquer

  • Sylviane Peters dit:
     - 

    Bonjour,
    Je partage le commentaire précédent. Taxer semble une solution facile, mais elle est en réalité très injuste si on s’en contente :
    -celles et ceux qui auront les moyens (grandes entreprises, personnes aisées) continueront à prendre l’avion à tout bout de champ
    – en revanche une plus grande partie de la population sera exclue de la possibilité de voyager plus loin (ponctuellement)
    La taxe présente un avantage, celui de ne plus laisser les vols d’avion trop compétitifs par rapport à d’autres modes de déplacement. Elle présente aussi l’avantage de faire payer aux compagnies le coût de leur impact.
    Mais ça reste une réponse financière qui va dans le sens capitaliste des inégalités de richesses, et ça, ça ne passe plus… que la jeunesse dorée d’Europe ne puisse plus partir 4 ou 5 fois par an à Barcelone, Prague et autre pour un wnd me semble urgent et je pense qu’ils s’en remettront… Mais même si les prix montent, une grande partie de la population continuera de prendre l’avion à tout bout de champ, payé par l’entreprise, parce qu’il y a les moyens, et ça ce n’est plus acceptable. Ou alors on cautionne un droit à polluer proportionnel à la richesse…
    Ainsi, une logique de quotas de vols par personne me semblerait complémentaire et beaucoup plus juste. Dans ce cadre, il conviendrait de définir des quantités de vol supportables, et des critères. Par exemple, les personnes qui vont voir leurs familles me semblent prioritaires, le tourisme beaucoup moins…

    Enfin, je trouve dommage qu’aucun lien ne soit fait entre la multiplication des vols d’avion pas chers, et l’explosion des prix des logements dans certaines villes, qui les rendent invivables pour leurs habitant.es : ex Barcelone, Lisbonne… et Paris dans une moindre mesure (effet RBNB). Réduire les vols, c’est aussi réguler le tourisme de masse qui n’est pas soutenable.

    Bref, une proposition cohérente serait plutôt d’interdire les vols lorsqu’un substitut train de moins de x heures existe (par exemple, 5/6h de train?), de rendre obligatoire les trains de nuit lorsque deux grandes destinations peuvent être reliées en 1 nuit (ex Paris-Rome) et d’interdire les vols de nuit en parallèle (merci pour le sommeil des gens qui habitent dans les cônes de bruit des aéroports), et de fixer des quotas par voyageur/entité morale en fonction de critères écolos.

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