Brexit : le Rapport Delli ou comment se préparer au « no-deal » dans les transports

3 décembre 2018

Ce lundi 3 décembre, Karima DELLI présentait son rapport adaptant le Mécanisme d’Interconnexion Européen en cas d’un retrait du Royaume-Uni sans accord, devant la Commission Transports et Tourisme du Parlement européen.

Karima DELLI, Présidente de la Commission Transports du Parlement européen déclare :

« Ce rapport va plus loin que la proposition initiale de la Commission européenne, car nous avons besoin d’un véritable « bouclier législatif » pour anticiper les conséquences néfastes d’un no-deal. Je propose de nouvelles mesures financières, pour se préparer à accueillir une frontière extérieure sur les côtes de la Manche et de la Mer du Nord. Je propose également de nouvelles mesures opérationnelles pour créer de nouvelles routes maritimes entre l’Irlande et ses pays voisins.

Il s’agissait aussi d’introduire une mesure de justice entre les territoires européens pour aider ceux qui seront le plus touchés par le Brexit. Les régions frontalières du Royaume-Uni, l’Irlande et la France en tête, vont subir les impacts les plus violents en cas de no-deal, liés à des baisses de la fréquence du trafic transmanche et à l’augmentation attendue de 5% des coûts de l’import/export.. C’est pour cela que je propose, dans ce rapport, de :

1/ créer des nouvelles routes de fret maritime, et une nouvelle cohérence d’ensemble dans une Europe à 27, dont la géométrie extérieure a changé:
– en intégrant les ports français du Havre/Calais/Dunkerque dans le corridor Mer du Nord – Méditerranée;
– en raccrochant l’Irlande au continent par un 2ème corridor (le corridor Atlantique) et en créant des routes maritimes entre l’Irlande et l’Espagne, qui passeraient par les ports de Brest – Roscoff – Cherbourg – Caen – Le Havre – Rouen – Paris;

2/ prévoir les financements européens adéquats:
– des financements MIE, fléchés pour équiper au mieux les nouveaux « ports transfrontaliers » qui devront se doter de postes de douane, de services de contrôles sanitaire et vétérinaire;
– la création d’un fonds spécial : un Fonds d’urgence d’adaptation au retrait du Royaume-Uni de l’Union, qui viendrait corriger potentiellement les effets négatifs du Brexit, auprès des acteurs économiques et des territoires les plus touchés. »

Le vote de ce rapport est prévu en Commission TRAN le 10 janvier 2019, pour un vote en plénière avant le 30 mars. 

Ci-dessous, présentation du rapport par Karima DELLI en Commission des Transports

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