Le budget européen post-2020 doit être un outil au service d’une transition écologique et solidaire

Le Parlement européen a voté cette semaine deux rapports définissant sa position quant au futur Cadre Financier Pluriannuel (CFP) et aux ressources propres de l’Union européenne. « Montre-moi ton budget, je te dirai quelles sont VRAIMENT tes valeurs », c’est la logique défendue par les écologistes lors des négociations, afin de rendre le budget cohérent avec les ambitions affichées par l’Union européenne. Réaction de la délégation écologiste française au Parlement européen.

Sur le CFP, nous avons réussi à influencer la position du Parlement européen pour que le futur budget soit aligné sur l’accomplissement des Objectifs de Développement Durable de l’ONU et pour flécher 30% des dépenses sur le climat, le plus tôt possible et au plus tard avant 2027. Nous sommes même parvenus à obtenir un doublement du budget de LIFE+, le programme européen pour l’action environnementale et climatique. Nous sommes aussi très heureux d’avoir obtenu une augmentation plus que significative des programmes liés à la jeunesse, qu’il s’agisse d’Erasmus + ou de l’Initiative pour l’emploi des jeunes. Et nous sommes d’autant plus satisfaits que ces financements ne se feront pas au détriment de la Politique Agricole Commune ou de la politique de cohésion, qui sont les piliers de l’action européenne en faveur d’une Europe solidaire et protectrice des intérêts communs des États membres et de leurs citoyens. L’orientation que nous avons défendu est nécessaire pour rendre cohérente l’action de l’UE et mettre en œuvre l’accord de Paris sur le climat, et nous espérons que les États membres comme la Commission comprendront que le budget doit être à la hauteur des valeurs que nous défendons.

Sur les ressources propres, nous sommes satisfaits de la créativité politique qui a permis de proposer une panoplie de nouvelles ressources, intégrant la taxation des géants du numérique mais aussi la fin des rabais et autres mécanismes correctifs, nuisibles à la cohésion européenne. Surtout, nous remarquons que notre plaidoyer pour une fiscalité écologique accrue a été enfin entendu : taxe sur l’énergie, taxe carbone aux frontières, taxe plastique, marché carbone, sont autant de moyens de changer les comportements au profit d’une transition profitable à tous les Européens. Nous regrettons néanmoins de ne pas avoir obtenu de majorité contre les subventions à la pollution qui minent tous les efforts menés en parallèle.


Prochaine étape : la Commission fera sa proposition le 2 mai prochain, et la base juridique des différents programmes devrait être précisée le 29 mai.

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