Protection de la vie des Rohingyas : il faut répondre aux défis humanitaires et politiques

José BOVÉ, Pascal DURAND et Michèle RIVASI co-signent un appel de parlementaires d’Europe, publié par L’Obs pour faire cesser le nettoyage ethnique dont sont victimes les Rohingyas en Birmanie.

Mises à mort, torture, viols, expulsions, destructions de lieux religieux, incendies de villages entiers,… : les atrocités subies par les Rohingyas en Birmanie à partir du 25 août 2017 constituent une épuration ethnique, si ce n’est pire.

Sept mois après le début de ces opérations de l’armée birmane, et alors que l’émotion internationale s’est estompée, la situation demeure préoccupante pour les plus de 680.000 réfugiés au Bangladesh et les plus de 120.000 déplacés intérieurs.

Elle demande des actions déterminées, dans l’urgence comme sur le long terme. Les enjeux fondamentaux sont principalement de deux ordres : humanitaires et politiques.

En termes humanitaires, les Rohingyas subissent aujourd’hui les conséquences matérielles, sociales, éducatives, sanitaires, psychologiques,… des atrocités qu’ils ont subies, alors que l’approche de la mousson les rend encore plus vulnérables.

Afin que l’aide dont ils ont un besoin vital leur soit bien attribuée dans les camps de réfugiés au Bangladesh, la communauté internationale doit poursuivre et intensifier son engagement.

La deuxième « Pledging conference for the Rohingya refugee crisis » se tiendra le 14 mars prochain à Genève. L’objectif est de lever 940 millions de dollars, pour couvrir les besoins humanitaires de mars à décembre 2018. La précédente Conférence des donateurs avait permis de lever 360 millions de dollars sur les 434 visés.

Nous appelons les Etats dont nous sommes parlementaires, l’Union européenne comme le reste de la communauté internationale à prendre leurs responsabilités en abondant ce fonds pour atteindre l’objectif des 940 millions de dollars.

La tribune complète sur le site de L’Obs : http://bit.ly/2Gq0JW0

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Un commentaire

  • Ulysse dit:
     - 

    Je suis complètement d’accord avec les parlementaires pour assurer la liberté totale des Rohigyas en Byrmanie.
    Mais de gens ne protestent suffisamment pour leur venir en aide. C’est vraiment désolent!