Réduire l’empreinte écologique de l’économie de son territoire

14 février 2008
Pour inventer les nouvelles façons de produire et de consommer plus respectueuse de l’environnement, il faut, bien sûr, de nouvelles politiques nationales et internationales. Mais les élus locaux ont également de vraies marges de manœuvres pour réduire l’empreinte écologique de l’économie de leur territoire.
Pour développer les circuits courts, les collectivités peuvent aider les agriculteurs à s’installer en bio en achetant des terrains via une foncière, comme Terre de liens (1). Même les communes urbaines peuvent le faire pour développer l’agriculture maraîchère de proximité. Les élus peuvent également aider les entreprises à élaborer des plans de déplacement de façon à ce que leurs salariés puissent se passer de leur voiture pour venir travailler. C’est moins de Co2 émis et moins d’euros dépensés pour les salariés. Ils peuvent enfin promouvoir les écofilières (énergies renouvelables, bâtiments écologiques, écoconception, ecomobilité, recyclage,…) en mettant les outils traditionnels du développement économique (zone d’activité, pépinières, société de capital risque, prêts relais…) au service des entreprises qui inventent l’économie de demain. Près de 500 000 emplois, non délocalisables, sont attendus en France dans ces secteurs dans les prochaines années.

Mais pour engager cette conversion écologique de l’économie, encore faut-il qu’il y ait une demande. Là encore, le rôle des collectivités locales est fondamental. D’abord, via ses marchés publics. Introduire des clauses pour obtenir 20 % d’électricité verte, du bio dans les cantines, des bâtiments publics HQE ou même à énergie positive, etc.. ne pose plus aucun problème juridique…tant que l’offre existe. La nouvelle frontière est maintenant de pouvoir introduire comme une des clauses de choix du prestataire son bilan énergétique ou son bilan carbone global. Avis aux amateurs de jurisprudences ! Les élus peuvent aussi favoriser les achats par les consommateurs des biens les plus respectueux de l’environnement. Par exemple, une ville peut investir dans une société coopérative d’intérêt collectif qui rassemble les artisans locaux spécialisés dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, et dont la mission est d’aider les habitants à établir le diagnostic des travaux nécessaires dans leur maison ou leur immeuble, à monter les dossiers d’aide, et à mettre en contact les artisans et leurs clients potentiels.

Tout cela est bon pour l’emploi local, le pouvoir d’achat, la qualité de vie et la planète. Bien sur, ce n’est pas facile. Il faut bousculer les habitudes, des services de la collectivité, comme des entreprises. Mais les élus Verts ont fait de cette compétence et de leur capacité d’innovation leur marque de fabrique. L’économie est un nouveau champ où la mettre en œuvre.

(1) www.terredeliens.org

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