La dernière session plénière du Parlement européen en bref

Les eurodéputés Europe Ecologie au sein du groupe des Verts/ALE poursuivent leur travail de sensibilisation à Strasbourg. Emploi des jeunes, lutte contre les marées noires et commerce illégal du bois : trois dossiers qui ont émergés dans l’hémicycle ces derniers jours.

Emploi des jeunes : en finir avec l’abus des stages

Le 6 juillet 2010, le Parlement européen a adopté à une très large majorité le rapport de la benjamine du Parlement européen et députée du Groupe des Verts/ALE, Emilie Turunen, sur « la promotion de l’accès des jeunes au marché du travail, le renforcement du statut des stagiaires, du stage et de l’apprenti ». Cet accueil réjouit sa collègue Karima Delli (Europe écologie), membre de la Commission Emploi et Affaires sociales : « Aujourd’hui, les jeunes sont victimes d’un véritable « bizutage social », estime-t-elle, notamment dans cette période de transition entre les études et l’emploi qui tend à s’allonger indéfiniment avec l’accumulation de stages, véritables emplois déguisés, sans droits sociaux, sans reconnaissance et en dehors de tout cursus de formation, et le plus souvent sans rémunération minimale. »

Alors que 21,4 % des jeunes Européens sont au chômage (plus de 25 % en France), les conditions d’accès des jeunes au marché du travail, ainsi que le statut des stagiaires et des apprentis, doivent être renforcés. Pour avancer sur ce thème, plusieurs initiatives sont soutenues par le groupe des Verts/ALE : une Charte européenne de qualité pour les stages, la première étape vers la reconnaissance du statut des stagiaires dans le droit du travail ; et la création d’une garantie européenne pour les jeunes qui limiterait la période de chômage à quatre mois.

Extraction et sécurité pétrolières : l’UE ne peut pas ignorer l’évidence

Un débat a eu lieu le 8 juillet 2010 sur la prospection et l’extraction du pétrole en Europe. Le Conseil et la Commission ont pu discuter des risques et responsabilités de ce type d’activités. Ils ont également passé en revue la réglementation en la matière. « Comme dans le Golfe du Mexique, l’Union n’est aujourd’hui pas en capacité de prévenir et de faire face à un accident qui surviendrait sur l’une de ses plateformes pétrolières offshore », argumentent Sandrine Bélier et Michèle Rivasi, membres de la commission Environnement, qui avaient demandé cette rencontre. Toutes deux plébiscitent une réorientation de la production d’énergie au profit du renouvelable. « La mer a bien d’autres ressources », lancent-elles, l’énergie éolienne en tête. « Alors que plus de la moitié des plateformes pétrolières de la Mer du Nord ont plus de 20 ans et que la technologie a montré ses limites, l’UE doit anticiper la raréfaction des ressources fossiles et cesser toute dépendance énergétique mettant en péril tant l’environnement que l’économie européenne. » L’idée d’un moratoire sur la construction de nouvelles plateformes pétrolières a été mise sur la table.

Le Parlement européen coupe la branche du marché du bois illégal

Ils sont jolis, solides, peu chers. Les bois tropicaux (teck, acajou…) ont la cote dans nos salles de bain ou nos jardins. Néanmoins, ils proviennent souvent de forêts naturelles dont la gestion n’est pas durable. On le sait aujourd’hui, entre 20 et 40 % du bois exploité dans le monde est abattu de façon illégale. Cette exploitation ne se limite pas aux forêts tropicales des pays du Sud, elle est également d’usage en Europe. Pour contrer les conséquences déplorables – qu’elles soient humaines, socio-économiques ou environnementales – de cette activité, le Parlement européen a officiellement interdit le 7 juillet 2010 toute entrée de bois illégal sur le marché de l’Union. Désormais, les acteurs tout au long de la chaîne de distribution sont soumis à une obligation de traçabilité du bois qu’ils importent. « Ce vote met fin à une longue hypocrisie, reconnaît Sandrine Bélier. Jusqu’alors, l’Union n’avait de cesse de dénoncer une activité qui reste l’un des principaux facteurs de la déforestation, tout en continuant à lui ouvrir impunément l’un des plus gros marchés au monde. Ce temps est en passe d’être révolu. »

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