Pour la libération immédiate du journaliste Loup Bureau

La Turquie poursuit sa chasse aux sorcières, ciblant journalistes et critiques du régime. Nous saisissons la Commission européenne du cas du journaliste Loup Bureau détenu depuis plus d’un mois et demandons que l’ensemble du Parlement européen réagisse à cette intolérable situation.

Au début de l’été, nous écrivions le 9 juin 2017 pour saisir des membres de la Commission européenne du cas d’un photojournaliste alors détenu depuis un mois en Turquie, Mathias Depardon. Si ce dernier avait été libéré peu de temps après, nous nous voyons contraints de reprendre la plume en cette rentrée 2017 suite à l’arrestation et cette fois de la mise en examen d’un autre journaliste français, M. Loup Bureau, par les autorités turques.

Arrêté le 26 juillet, dix jours après son arrivée en Turquie, à Silopi, dans la province de Sirnak, frontalière de l’Irak et de la Syrie, sa détention est injustifiable. Si la Turquie utilise le prétexte d’un reportage réalisé au Kurdistan syrien, nous ne nous y trompons pas : le gouvernement d’Erdogan persécute les journalistes turcs comme européens afin de contrôler les médias quitte à museler ceux dont le travail serait susceptible d’exposer ses dérives.

 

Erdogan a d’ailleurs passé un cap dans sa traque ciblée contre ses détracteurs en utilisant un instrument inattendu… Interpol. Des citoyens turcs vivant à l’étranger en Europe ont fait l’objet de mandats émis par Interpol à la demande de la Turquie cet été. Le groupe écologiste au Parlement européen a donc demandé à ce que ce sujet soit discuté d’urgence dans l’hémicycle à Strasbourg la semaine prochaine avec les membres de la Commission européenne et représentants des États membres.

L’instrumentalisation de la question de l’accession de la Turquie à l’Union européenne par deux candidats aux élections fédérales allemandes – la chancelière Merkel et l’ex-Président du Parlement européen Schulz – ne doit pas masquer que jusqu’à ce jour ils se sont bien accommodés de ce gênant voisin. Après tout à qui les capitales européennes ont-elles confié, contre monnaie sonnante, la gestion de leur frontière ?

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