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7 raisons d’interdire le glyphosate
Il est temps de s’opposer a Monsanto !
par eelv
4 mars 2016 Glyphosate Santé Agriculture
Qu’est-ce que le glyphosate et pourquoi s’en préoccuper ? Le glyphosate est une substance chimique utilisée dans les herbicides tels que le Round Up de Monsanto, devenu récemment le pesticide le plus utilisé dans l’histoire de l’agriculture. Malgré cela, il y a de grandes chances pour que vous n’ayez jamais entendu parler de lui et nous pensons que l’industrie chimique serait heureuse que vous n’en sachiez pas plus ! C’est pourquoi toute cette semaine, le groupe des Verts/ALE au Parlement européen vous présente 7 très bonnes raisons d’interdire le glyphosate dans toute l’Union européenne.

Qu’est-ce que le glyphosate et pourquoi s’en préoccuper ?

Le glyphosate est une substance chimique utilisée dans les herbicides tels que le Round Up de Monsanto, devenu récemment le pesticide le plus utilisé dans l’histoire de l’agriculture. Malgré cela, il y a de grandes chances pour que vous n’ayez jamais entendu parler de lui et nous pensons que l’industrie chimique serait heureuse que vous n’en sachiez pas plus !

Pourquoi ? Et bien en plus d’être massivement utilisé, le glyphosate est également pointé du doigt pour les risques sanitaires qu’il fait courir à la population. Sa licence d’utilisation au niveau européen expirant en juin 2016, la Commission européenne a toute latitude pour l’interdire.

Malheureusement, on dirait que la Commission a déjà fait son choix puisqu’elle vient de proposer une extension de sa licence jusqu’en 2031. Ce sera le sujet d’une réunion des experts des États membres, au sein du Comité PAFF (Plants, Animals, Food and Feed) qui devraient se prononcer sur la question les 7 et 8 mars prochains. Du coup, face à une Commission un peu pressée, il est important que les arguments pour montrer la dangerosité du glyphosate soient rapidement diffusés.

Voici les 7 raisons d’interdire le glyphosate dans l’Union européenne !

N’hésitez pas à interpeller la Ministre de l’Environnement Ségolène Royal. Son ministère enverra les experts français au sein de la Commission européenne pour décider de la ré-autorisation du glyphosate.

Sur twitter : @RoyalSegolene

Par courriel : secretariat.ministre@developpement-durable.gouv.fr

1. Le glyphosate menace notre santé

Il y a un débat passionné pour savoir si le glyphosate est cancérogène ou pas. Tandis que l’Organisation Mondiale de la Santé l’a classé comme cancérogène probable (le 2ème niveau le plus haut), l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA, en anglais) prétend le contraire. En France, l’ANSES l’a déclaré cancérogène probable en février 2016.

Des études montrent également que des herbicides contenant la substance sont suspectés d’être des perturbateurs hormonaux entraînant, entre autres, l’infertilité.

L’Union européenne devrait interdire le glyphosate tant qu’il n’est pas prouvé qu’il est sûr pour notre santé !

2. Le glyphosate menace les animaux et les plantes

Ce n’est pas simplement la santé humaine qui peut souffrir du glyphosate. L’EFSA a également trouvé qu’il y avait des risques à long terme pour les animaux et en particulier les animaux de ferme comme les vaches et les moutons. L’agence allemande de l’environnement a aussi démontré les menaces que font peser les pesticides en général sur la biodiversité. Le glyphosate ne vise pas seulement les mauvaises herbes mais également les herbes de prairie nécessaires au pâturage !

Étant donné les risques pour la santé des animaux et pour la biodiversité, l’Union européenne ne devrait pas renouveler la licence d’utilisation du glyphosate.

3. Les OGM et le glyphosate sont les revers d’une même médaille

Des 61 OGM déjà autorisés à l’importation au niveau européen, plus de la moitié d’entre eux sont résistants au glyphosate, fabriqués pour être utilisés avec un herbicide spécifique. Ce sont des outils utilisés pour le type d’agriculture que nous dénonçons - intensive, menaçant l’environnement et la santé, mauvaise pour l’économie locale. De nombreux cas de cancer et de malformations ont été rapportés chez les humains et les animaux en Amérique du Sud, où des surfaces énormes ont été plantées avec du soja OGM résistant au glyphosate pour exporter vers l’Europe.

Dire non au glyphosate, c’est protéger la santé humaine en Europe et ailleurs. C’est aussi protéger l’environnement, soutenir les économies locales et stopper l’expansion des OGM.

4. L’extension du domaine de la souffrance

Le glyphosate est en soi très dangereux. Mais les herbicides comme le Round Up contiennent des adjuvants qui peuvent être plus toxiques que le glyphosate lui-même, ce qui signifie plus de risques pour l’agriculteur et le public.

De plus, les "super herbes", devenues résistantes au glyphosate à force d’utiliser des variétés OGM résistantes au Round Up, se sont déjà largement disséminées aux USA. Pour stopper leur prolifération, des variétés de plantes encore plus résistantes ont été créées par modification génétique, avec davantage de risques pour l’environnement que le glyphosate.

Interdire le glyphosate évite de se confronter aux nombreux risques qui l’accompagnent.

5. Des lacunes dans l’élaboration des preuves

L’EFSA a elle-même indiqué dans son rapport que les données fournies par 8 des 24 entreprises qui demandent le renouvellement de l’autorisation du glyphosate concernaient des substances autres que celles qu’ils vendent en réalité. L’EFSA a en outre mis en lumière 22 données manquantes fournies de la part des industriels.

Étant donné les risques connus et probables du glyphosate pour la santé humaine et animale, il faut s’assurer d’avoir les preuves suffisantes d’une utilisation sans risque avant d’approuver son utilisation à grande échelle.

6. Le manque de transparence

Trois études clés citées dans le rapport de l’EFSA sont gardées secrètes par l’Agence et inaccessibles au grand public. Les conclusions de l’EFSA pour affirmer que le glyphosate n’est pas cancérogène sont en grande partie fondées sur ces trois études qui ont été produites par l’industrie elle-même. Il est inacceptable que ces études non-publiées puissent prévaloir sur des études facilement accessibles.

En outre, plus de 80% des experts nationaux qui ont participé à l’élaboration du rapport de l’EFSA ont refusé de dévoiler leurs déclarations d’intérêts. L’opacité la plus totale.

La Commission ne devrait pas autoriser une substance dont l’évaluation s’est déroulée dans des conditions non-transparentes.

7. Il existe des alternatives au glyphosate

L’agriculture biologique le montre tous les jours. L’agriculture du futur doit fonctionner avec la nature et non pas contre elle. Elle être basée sur le respect de la biodiversité et une grande variété de cultures. Les pratiques de monoculture ne sont pas plus productives. Elles doivent être abandonnées dans la mesure où elles attirent les parasites et contraignent les agriculteurs à recourir aux pesticides.

Le glyphosate est le symbole-même de l’agriculture intensive de laquelle nous devons nous détourner. Il existe des alternatives bien plus sûres sans recourir à aucun pesticides pour se débarrasser des mauvaises herbes qui empêchent le bon développement des cultures comme l’a mis en avant l’Agence allemande de l’environnement.

Pour cette raison et toutes celles mentionnées plus haut, une extension de la licence pour le glyphosate est inacceptable.

Que puis-je faire pour stopper l’action de la Commission ?

Alors que la Commission souhaite prolonger la licence d’utilisation du glyphosate pour 15 ans de plus, nous avons encore une chance de bloquer son action.

Contacter Ségolène Royal, Ministre de l’environnement pour lui demander de stopper cette décision de la Commission européenne.

Sur twitter : @RoyalSegolene

Par courriel : secretariat.ministre@developpement-durable.gouv.fr

Si vous souhaitez en savoir plus sur le glyphosate, notre rapport complet est disponible ici (en anglais) :

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7 raisons d’interdire le glyphosate
florentine le 8 mars 2016
C’est clair que c’est une substance extrêmement nocive qu’il faut à tout prix interdire. Espérons que la Commission Européenne va prendre la bonne décision en juin 2016 pour notre intérêt à tous.

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