8 mars 2011

Depuis l’élection européenne de juin 2009, l’ex ministre de l’intérieur Brice Hortefeux n’a jamais siégé au Parlement européen. Alors qu’il avait été élu sur la liste UMP dans l’eurorégion Massif Central-Centre, M. Hortefeux avait choisi de rester au gouvernement, affirmant à qui voulait l’entendre qu’il avait mieux à faire qu’aller siéger à l’assemblée européenne. Il ne s’est donc jamais présenté au Parlement et c’est donc sa suivante de liste, Catherine Soullie, qui l’a remplacé depuis juillet 2009.

M. Hortefeux souhaiterait aujourd’hui occuper le siège pour lequel il affichait hier le plus grand mépris. Mais le meilleur ami du président Sarkozy n’est pas au dessus des règles. Selon l’Acte du 20 septembre 1976 qui régit les conditions communes d’élection des députés européens dans les Etats membres, un élu ayant renoncé à son siège ne peut le récupérer.

La volonté de M. Hortefeux de compenser son départ du gouvernement par un poste d’élu au Parlement européen - en lui permettant par ailleurs d’exercer à peu de frais une fonction de conseiller de Nicolas Sarkozy en vue de l’élection de 2012 - traduit une désolante désinvolture vis-à-vis des Français et des institutions européennes.

Afficher un jour son peu de goût pour la fonction parlementaire et déclarer un autre jour un soudain appétit pour la même fonction, voilà qui a de quoi interroger la morale publique. Les convenances personnelles et les petits arrangements claniques ne constituent pas la boussole des responsables politiques. Sauf à perpétuer des attitudes et des pratiques dont nos concitoyens sont légitimement las et qui font le lit des populismes.

Jean-Paul Besset
Député européen Europe Ecologie-Les Verts
Région Massif Central-Centre


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