L’Outre-mer dans tous ses états

15 octobre 2012
DOM-TOM, RUP, DROM-COM, POM, DFA… Que se cache-t-il derrière toutes ces abréviations ? L’Outre-mer et ses 2 685 705 habitants, des hommes et des femmes qui vivent loin de la métropole, dans des territoires et des aires culturelles très diverses : les Caraïbes et l’Amérique (Martinique, Guadeloupe, Guyane, Saint-Pierre et Miquelon) le Pacifique (Nouvelle Calédonie, Polynésie française, Wallis et Futuna), l’Océan Indien (Mayotte, la Réunion, et les îles éparses) et l’Antarctique.
La plupart sont devenus des départements d’Outre-mer français, des DOM, en 1946. D’autres ont obtenu le statut de « territoire » (TOM). En mars 2003, l’article 73 de la constitution de ces DOM-TOM est modifié… et leur acronyme change. Les DOM-TOM deviennent les DROM-COM, les Départements et Régions d’Outre-mer et les Collectivités d’Outre-mer.

Mais il existe aussi le POM, Pays d’Outre-mer, qui est l’appellation donnée au statut de la Polynésie française par l’article 1er de la loi organique du 27 février 2004 ; le DFA, Département français d’Amérique qui s’applique aux territoires de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Guyane. La Nouvelle-Calédonie – Kanaky – est considérée comme un territoire possédant un statut « sui generis », singulier et différent de celui des autres collectivités territoriales d’Outre-mer.

Comment expliquer que des territoires qui n’ont pas tous le même statut, la même histoire, la même économie, le même peuplement et la même culture se sentent si proches ? Parce que la plupart sont insulaires et partagent, dans leur grande diversité, cette particularité cristallisée autour du phénomène de créolisation qui a permis aux individus de s’ancrer dans le monde et d’écrire une histoire commune.

De l’empire colonial français aux « régions ultra-périphériques » (RUP) telles qu’on les appelle aussi dans les institutions européennes, en passant par les départements puis régions françaises, les peuples d’Outre-mer se sont adaptés à leur statut successif… sans que l’Etat français leur ait permis de s’émanciper. L’Outre-mer revendique aujourd’hui de ne pas être exclue des débats nationaux, et condamne la vision hexagonale auto-centrée.

Comment passer des stéréotypes des « rhum coco » à une vision réelle et positive de tous ces espaces ? Pour les écologistes, il s’agit par exemple de mettre en valeur leur formidable biodiversité ultramarine et leur grand potentiel pour le développement des énergies renouvelables.

Passeport

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