Mercure: l’utilisation des amalgames dentaires sera restreinte dans l’UE

8 décembre 2016
Au cours de négociations intenses entre le Parlement européen, la Commission européenne et le Conseil de l’UE, un texte définitif a été acté pour diminuer les émissions de mercure au sein de l’UE et pour que cette dernière ratifie la Convention de Minamata. Si le Parlement soutenait un accord plus ambitieux, des avancées notables ont tout de même été obtenues.
 

Réaction de Michèle Rivasi :

« Les négociations ont été difficiles avec les États membres. Le Parlement souhaitait qu’on interdise le mercure dentaire dans toute l’Europe d’ici la fin 2022 mais les États membres n’ont pas voulu. Ils ont aussi refusé d’accepter qu’on repousse cette interdiction à 2030 malgré nos propositions. Ainsi aucune date fixe n’a été arrêtée pour interdire définitivement les amalgames dans l’Union européenne.
En revanche, nous nous réjouissons d’avoir obtenu l’avancée suivante : il sera interdit de recourir aux amalgames dentaires à partir du 1er juillet 2018 sur les enfants de moins de 15 ans et sur les femmes enceinte et allaitantes. De même à partir de janvier 2019, les cabinets de dentistes auront l’obligation d’utiliser des amalgames encapsulés pré-dosés ainsi que des séparateurs pour éviter de contaminer les eaux usées.
Nous avons aussi réussi à imposer à la Commission l’idée de fixer une date précise pour en finir avec l’utilisation du mercure comme catalyseur pour produire du biodiésel comme le font les sociétés Evonik et BASF en Allemagne.»

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