Priorités pour ce mandat

11 septembre 2009
Cette nouvelle législature m’offre le plaisir de co-présider la Commission Paritaire Mixte UE-Turquie. L’occasion pour moi de rester investie dans la politique étrangère européenne et de revenir sur l’histoire qui me lie avec ce pays. Comme vous le savez, je suis rentrée dans les relations UE / Turquie par le prisme des droits de l’Homme et c’est un honneur de poursuivre cette aventure à l’heure où l’incompréhension règne entre les populations européennes et turques. Convaincue que la Turquie a toute sa place dans le projet européen, mon ambition dépasse mes prérogatives institutionnelles. D’égal à égal avec mon homologue turc, nous tiendrons notre rôle de parlementaires en jetant des ponts entre les sociétés civiles pour éliminer les tabous et ne faire l’impasse sur aucun sujet qu’il embarrasse les autorités turques ou européennes. Exigeante sur le dossier des réformes en faveur de l’état de droit en Turquie, je serai également aux premières loges pour dénoncer les inconsistances de l’UE, en commençant par combattre la signature d’un accord de réadmission communautaire avant fin 2009.

De plus, fortement investie localement dans les collectifs de défense des sans-papiers, notamment à Calais, j’aurai à cœur pour ce prochain mandat de travailler sur la politique Asile & Immigration. On ne peut prétendre « gérer » les flux migratoires à coup de durcissement des sanctions et de plus grande fermeture de nos frontières. Cette vision répressive de l’immigration est contraire aux valeurs de l’Europe et revient trop souvent à transgresser les droits de l’Homme et la dignité humaine. La politique européenne d’immigration doit être basée sur le respect du droit international tout en intégrant les objectifs de solidarité et de coopération avec les pays tiers. Elle doit s’attacher en priorité à la protection des demandeurs d’asile et des migrants en reconnaissant leurs droits politiques, économiques, et sociaux. C’est pourquoi, il est fondamental de revenir sur la Directive Retour et de garantir le droit d’asile, pourtant inscrit dans plusieurs textes internationaux mais trop souvent mal appliqué par les Etats membres. La création d’un statut européen du réfugié est un des moyens pour y parvenir.

Durant ce mandat, je souhaite également continuer le travail engagé sur les migrations climatiques. A quelques mois du Sommet de Copenhague consacré au climat, il est urgent d’obtenir une reconnaissance des déplacements provoqués par le climat. Les migrants climatiques doivent bénéficier d’une véritable protection internationale qui ne se limite pas à la seule approche humanitaire.

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