Garantie jeunesse : le dispositif français doit être à la hauteur des besoins

26 février 2014
Les députés européens réunis en séance plénière ont débattu aujourd’hui de la mise en œuvre de la Garantie Jeunesse dans leur pays respectif. Lancée en France en septembre 2013, dans dix territoires pilotes, elle devrait permettre chaque année à 100 000 bénéficiaires en grande précarité de se diriger vers l’emploi. Pour Karima Delli, eurodéputée EELV, sa mise en œuvre est pour l’instant insuffisante.
Pour Karima Delli, eurodéputée EELV :

« La mise en œuvre de la Garantie Jeunesse par les 460 missions locales implantées dans tout le territoire français est un immense facteur d’espoir pour tous les jeunes de 18 à 25 ans en situation de grande précarité. Un jeune sur deux considère que ses conditions de vie seront pires que celles de ses parents : le gouvernement doit se réveiller !

Il est inacceptable d’attendre 2016 pour généraliser le dispositif, alors que le taux de chômage des jeunes reste à un niveau aussi élevé, surtout dans les quartiers populaires où l’on ne propose plus rien aux jeunes. Si le gouvernement craint de surcharger les missions locales, il devrait leur accorder plus de moyens. Idem pour les organismes d’insertion, d’éducation populaire…


Par ailleurs, le gouvernement doit faire une transposition honnête et scrupuleuse de la garantie jeunesse européenne : quatre mois maximum pour faire une proposition d’emploi, de stage ou de formation au jeune ! Au-delà, c’est prendre le risque d’exclure du système un trop grand nombre de jeunes, et pour longtemps.

Enfin, nous les écologistes, considérons que le droit à un revenu minimum doit s’ouvrir à tous les jeunes sans conditions. L’allocation offerte par la garantie jeunesse devrait donc s’ajouter à un RSA socle accessible à tous. »

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