Chypre : une attaque aux petits épargnants qui met en péril l’esprit européen

19 mars 2013
Pour les eurodéputés écologistes, le plan d’aide à Chypre et la taxe exceptionnelle sur l’ensemble des dépôts bancaires du pays décidé le 16 mars 2013 est d’une grande injustice. Les Etats-membres doivent revenir sur cette décision et envisager des mesures alternatives afin de faire contribuer le secteur privé et épargner les populations les plus fragiles. Communiqué de presse de Daniel Cohn-Bendit.
Daniel Cohn-Bendit, co-président du groupe des eurodéputés Verts/ALE estime que :
« L’injustice faite aux petits épargnants chypriotes est scandaleuse et doit être corrigée de toute urgence. Les petits épargnants devraient être les derniers à devoir faire les frais de la restructuration bancaire. C’est la logique sous-jacente à toute législation européenne prévoyant des régimes nationaux de garantie des dépôts, ainsi que les projets de loi actuellement à l’étude sur un système européen de garantie des dépôts (à hauteur de 100 000 euros). Même si ces prélèvements sur les comptes des petits épargnants sont « juridiquement conformes à la législation en vigueur », il s’agit néanmoins d’un stratagème cynique, totalement contraire à l’esprit des lois. »??

Rebecca Harms, co-présidente du groupe des eurodéputés Verts/ALE ajoute :

« Plutôt que de cibler les retraités et les citoyens ordinaires qui ne sont pas responsables de la crise économique à Chypre, les Ministres européens des finances devraient s’attaquer au secteur privé. Pour partager équitablement le fardeau financier, il faut inclure tous les détenteurs d’obligations, tout en prenant en compte le cas particulier du pays où certains dépôts suspects du fait de leurs montants ont été réalisés.

D’autres alternatives existent pour rétablir la situation et parvenir à stabiliser le système bancaire chypriote sans toucher aux comptes des petits épargnants. L’imposition d’un prélèvement plus élevé pour les dépôts au-delà des 100 000 euros de garantie par exemple, doit être immédiatement examiné. Le plan d’action tel que négocié à l’heure actuelle comporte indubitablement des risques en ce qui concerne la fuite des capitaux vers d’autres paradis fiscaux. Il doit a minima être accompagné de mesures supplémentaires pour prévenir ce risque. »

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