Pour la liberté syndicale en Nouvelle-Calédonie

16 septembre 2009
A l’invitation des députés d’Europe Ecologie, une délégation de syndicalistes et de militants de l’USTKE (Union syndicale des travailleurs kanaks et des exploités) est venue, mercredi 16 septembre, témoigner de la situation à laquelle leur syndicat et, plus largement, la communauté kanak, est actuellement confrontée en Nouvelle-Calédonie.
Le responsable de l’USTKE, Gérard Jodar, est actuellement emprisonné à Nouméa, dans des conditions éprouvantes, après une condamnation à 9 mois de prison ferme pour « entrave à la circulation d’un aéronef ». Pour le syndicat comme pour la plupart des observateurs, cette condamnation est disproportionnée au regard des faits. Placer un syndicaliste en détention pour une action dans le cadre de l’exercice de ses responsabilités est une décision lourde à laquelle ont généralement recours les pays non démocratiques.

La délégation de l’USTKE a fait remarquer aux députés européens qui les accueillaient que cette attitude de l’Etat français contredisait l’esprit des accords de Nouméa, dont les indépendantistes du FLNKS sont signataires, qui doivent conduire au rééquilibrage du territoire et ouvrir sur un référendum d’autodétermination. L’emprisonnement inadmissible de syndicalistes en Nouvelle-Calédonie montre que ce territoire est loin d’avoir intégré les lois de la République et obéit encore à des réflexes coloniaux.

Les députés européens d’Europe Ecologie vont s’efforcer de sensibiliser le maximum de leurs collègues et mettre en oeuvre des initiatives afin de faire respecter la liberté syndicale en Nouvelle-Calédonie comme ailleurs.

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