De 2004 à 2009, le centre d’études et d’initiatives des Verts français au Parlement européen a édité des documents à destination du grand public. Immigration, climat, transport, budget, OGM... Tous les thèmes d’actualité ont été traités sous l’angle européen. Chaque note de synthèse disponible ci-dessous expose la position tenue par les élus verts au sein de leur groupe parlementaire.
L’eurodéputée Eva Joly (Europe Ecologie-Les Verts) a estimé vendredi qu’il fallait désormais « aider à l’instauration d’un régime démocratique » en Tunisie, jugeant « incompréhensible » l’attitude de la France et de l’Union européenne face au « régime corrompu » de Ben Ali.
Après le départ de Ben Ali, il s’agit désormais « d’aider à l’instauration d’un régime démocratique », a-t-elle déclaré à l’AFP de l’aéroport de Roissy, où elle se trouvait avec l’eurodéputée Hélène Flautre (EELV) après que son avion pour Tunis a regagné Paris en milieu d’après-midi en raison de la fermeture des principaux aéroports tunisiens.
L’ex-magistrate a également demandé une « commission d’enquête internationale indépendante » et demandé « la présence d’observateurs de l’ONU » en Tunisie. S’appuyant sur les lois antiblanchiment adoptées par l’UE, Mme Joly a également souhaité que « les avoirs de M. Ben Ali et de sa famille soient gelés par les établissements financiers pour une explication sur l’origine de ces fonds ».
Elle a aussi dénoncé « l’attitude incompréhensible (de la France et l’UE) face à un régime corrompu ». « Cette révolte est tout ce qu’il y a de plus légitime et notre devoir est d’aider à l’instauration d’un régime démocratique en Tunisie », a-t-elle ajouté, assurant qu’elle se rendrait samedi à la manifestation de solidarité à Paris.
« C’est la fin d’un régime », a renchéri Hélène Flautre, il faut « organiser dans les meilleures conditions possibles une transition démocratique et des élections ». Pour l’eurodéputée EELV, la France et l’UE sont « dans un déni de réalité » et « dans la complaisance et la complicité avec le régime de Ben Ali ».
Les deux députés européennes comptaient se rendre en Tunisie « dans le but de porter un message de soutien et de sympathie » au peuple tunisien, a expliqué Eva Joly, qui avait notamment « fait la demande de pouvoir visiter les opposants détenus pour exiger leur libération ».
Lire aussi l’article « Le jour de la véritable indépendance tunisienne » sur le site Internet des Inrockuptibles, avec Hélène Flautre et Eva Joly.